‹ Herculanum et PompéiChapitre 7 sur 30 · XVIII NOTICE · texte numérisé non relu

XVIII NOTICE

leurs couleurs sur l'enduit encore frais. Il est évident qu'ils peignaient missi h ^a guazza ou en détrempe, avec des couleurs préparées à la gomme ou au gluten (i). On en trouve la preuve dans un grand nombre de tableaux du nuisée, dont les couleurs non-seulement s'altèrent, mais s'écaillent aussi et se séparent de l'enduit du mur : on voit même quelquefois une teinte primitive reparaître, à mesure que la couche supérieure tombe; ce qui ne peut avoir lieu dans une fresque. Nous savons, d'ailleurs, que toutes les couleurs ne résistent pas à la chaux, et, par conséquent, ne sont pas propres à la fresque : telles étaient, parmi les couleurs en usage chez les an-, ciens, celles qu'ils ixppelnient parpia^issiim ;, indicum, cœrulemn , melinwn , auripigmentam , appianum et ceriissa. Or il est évident que nos peintres ont rarement été arrêtés par cette restriction, dans l'emploi des teintes les plus riches. Cette simple observation suffira pour prévenir toute interprétation peu exacte de notre pensée. Nous devons ajouter ceci : nous n'ignorons nullement que toutes les peintures antiques, sans exception, n'étaient pas des peintures murales : car on peignait quelquefois sur des tablettes de bois, sur des peaux ou membranes (2), et même sur de la toile, comme nous en voyons un exemple dans cette image colossale de Néron, haute de cent vingt pieds, qui fut consumée par la foudre dans les jardins de Marins (3). Notre ouvrage même

(4)Plin., XIII, il; XXVIIl, 17; (2) Plin., XXXV, 11.

XXXV, 6 ; Vitruv., VII, 10. (3) Plin., XXXV, 7.

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