NOTICE. XIX
en fournit encore des preuves, clans les peintures qui représentent une femme artiste à son chevalet , et un Pygmée occupé à peindre de même. Nous avons eu occasion, dans un autre ouvrai»e, de reconnaître qu'il existe au temple de Vénus un endroit de la nnuaille évidennnent destiné à recevoir un tableau suspendu : nous avons aussi recueilli quelques faits de ce genre dans nos observations sur la pornographie des anciens. Nous regretterions donc qu'un savant archéologue, qui a pris parti exclusivement pour ce genre de peinture, crut que nous nous refusons sur ce pointa l'évidence; mais nous ne voulons pas non plus que l'exception prenne la place de la règle générale, et nous conservons toute notre estime hautement avouée pour les travaux qui ont assigné à la peinture murale un emploi général dans la décoration des édifices antiques. Nous nous sommes même prononcés, et nous nous prononçons encore, pour les idées émises récemment sur l'architecture peinte; nous croyons que dans ces idées se trouve l'intelligence du passé de l'architectonique, et peut-être la prévision de son avenir. La première série des Peiiiliires se compose des Décorations^ la plupart architecturales, qui couvrent les parois des salles d'un grand nombre d'édifices. Les décorateurs et les ornemanistes modernes y trouveront des modèles et des inspirations : cette partie de l'ouvrage ne sera pas inutile aux architectes eux-mêmes, soit parce qu'ils sont appelés à diriger la décoration des édifices qu'ils construisent, soit parce qu'ils peuvent trou-