‹ Hercule et Cacus; étude de mythologie comparéeChapitre 16 sur 19 · LA FABLE D'HERCULE ET DE CACUS · texte numérisé non relu

LA FABLE D'HERCULE ET DE CACUS

Le hèros enfonce la caverne du monstre : le silex qu'il lance sur cette caverne, dans la croyance des Romains comme dans celle des Indous, n’est pas autre chose que la foudre. On croit, dans le vers suivant, en entendre le retentissement :

Inde repente Impulit : impulsu quo maximus insonat æther ; Dissultant ripæ, refluitque exterritus amnis.

Le combat qui s’engage a tout à fait l’air d’une lutte de la lumière et de l'ombre; un instant l’antre de Cacus est même comparé au règne infernal :

At specus et Caci detecta apparuit ingens

Regia, et umbrosæ penilus patuere cavernæ :

Non secus ac si qua penitus vi terra dehiscens Infernas reseret sedes, et regna recludat Pallida, dis invisa ; superque immane barathrum Cernatur, trepidentque immisso lumine Manes.

Le poëte revient encore sur la même idée :

Ergo insperata deprensum in luce repen'e, Inclusumque cavo saxo, atque insueta rudentem…

C'est le bruit du tonnerre que le démon fait entendre ; voici les coups répétés de la foudre :

Desuper Alcides telis premit, omniaque arma Advocat, et ramis vastisque molaribus instat. Virgile n’a garde de négliger l’ancienne tradition des flammes vomies par le démon :

Ille ere

Faucibus ingentem fumum, mirabile dictu,

Evomit, invo vitque domum caligine cæca, Prospectum eripiens oculis ; glomeratque sub antro Fumiferam noctem commixtis igne tenebris.

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