‹ Hercule et Cacus; étude de mythologie comparéeChapitre 17 sur 19 · DANS L'ÉNÉIDE · texte numérisé non relu

DANS L'ÉNÉIDE

Nous trouvons dans les vers suivants comme un souvenir de la légende qui veut que le dieu se jette dans le corps du monstre, c’est-à-dire dans le nuage pour le déchirer :

Non tulit Alcides animis, seque ipse per ignem Præcipiti injecit saltu, qua plurimus undam Fumus agit, nebulaque ingens specus æstuat unda.

Enfin, quand la lutte est terminée, quand le monstre est vaincu, il est de nouveau fait mention du soleil :

Panditur extemplo foribus domus atra revulsis, Abstractæque boves, abjuratæque rapinæ Cœlo ostenduntur.

Nous le répétons : notre but n’est pas de prêter à Virgile la connaissance de la signification primitive de la légende; il lui a suffi de retracer avec vérité et avec poésie un récit ancien dont les circonstances principales s'étaient bien conservées dans la mémoire du peuple, pour se rencontrer avec les hymnes védiques.

Mais c’est surtout dans la courte invocation des prétres Saliens qu'il semble que Virgile à retrouvé le ton de la poésie du premier âge. Il n’y a pas de vers dans ce morceau qu'on ne pourrait commenter avec des centaines de vers tirés des védas. Il cite, et dans les mêmes termes, des exploits de même nature ; il termine comme les poëtes de l’Inde, en invitant la divinité à venir goûter le sacrifice :

‘Tu nubigenas, invicte, bimembres Hylæumque Pliolumque manu, tu Cresia mactas Prodigia, et vastum Nemea sub rupe leonem Te Stygii tremuere laçus, te janitor Orci

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