XXI
(3) Matthieu, IX, 34.
(4) Apoc, V, 3.
(5) Luc, VUI, 12.
(6) XXU, 2.
138 LK MYTHK IRANIEN.
védique, transformé et agrandi par les livres iraniens, pénètre par celte voie dans le christianisme. Saint Michel, qu'un passage de Daniel (i) indiquait pour ce rôle, défait le dragon comme un autre Thraétaona. « Et il y eut une bataille au ciel (2); Michel et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon et ses anges combattaient contre Michel. Mais ils ne furent pas les plus forts, et ils ne purent plus se maintenir dans le ciel. Et le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, qui séduit le monde, fut précipité en terre, et ses anges furent précipités avec lui. »
Une fois que l'Apocalypse, en donnant place à une représentation répandue dans tout le monde indo-européen, l'eut autorisée aux yeux de la foi, les traditions locales substituèrent saint Michel, saint Georges ou saint Théodore à Jupiter, Apollon, Hercule ou Persée (3). C'est sous ce déguisement que le mythe védique est parvenu jusqu'à nous et a encore ses fêtes et ses monuments. Les arts l'ont consacré en mille manières : saint Michel, une lance à la main, debout sur le dragon, est une image aussi familière à tous les yeux que l'a pu être , il y a trente siècles, à l'esprit des Indous^ le dieu Indra foulant aux pieds le démon Vritra foudroyé.
(2) Apoc, xn, 7,
(3) Voy. M. Maury, Us Légendes pieuses, p. 131.