‹ Hérédité Syphilitique Et EczémaChapitre 10 sur 23 · NE RE · texte numérisé non relu

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Marfan : le pemphigus de la paume des mains et de la plante des pieds, le coryza précoce chronique, la grosse rate, certaines lésions caractéristiques de la peau et des muqueuses auxquelles on donne le nom de syphilides, la maladie de Parrot, de même d’ailleurs la kératite interstitielle.

Il'est bien évident que tous ces symptômes, dont cha- Cun a une valeur absolue, sont bien difficiles à retrouver déjà dans les antécédents d’un enfant, à plus forte raison quand il s’agit d’un adulte. La mémoire familiale de sa jeunesse lointaine est en effet bien souvent imprécise.

Il est rare que cette recherche, sauf en dehors de certain cas d’eczéma des nourissons, aboutisse à un renseignement précis.

2° Il n’en va pas de même, par contre, d’un certain nombre de manifestations pathologiques infantiles, qui ont plus frappé les parents que les accidents dont nous venons de parler. Au tout premier plan, il nous faut placer les convulsions infantiles : Quand elles sont isolées, survenant au début ou au cours d’une maladie infectieuse aiguë,elles ne nous paraissent pas avoir une importance particulière. Mais quand on les voit se reproduire en série chez un enfant, sans raison déclenchante, l’idée qu’elles doivent éveiller immédiatement est celle . de l’hérédo-syphilis. De même d’ailleurs Phydrocéphalie légère ou intense, bien qu'elle puisse être liée à une tout autre cause, ressortit souvent à la syphilis. D’autre part, l'enfant retardalaire, enfant qui a marché à deux ans, à trois ans, dont le premier bégaiement s’est fait longtemps attendre, est un enfant que l’on devra tou-

jours tenir pour suspéct au point de vue qui nous intéresse,

De tous ces signes évidemment, aucun n’entraine la certitude, mais plusieurs d’entre eux réunis peuvent amener une conviction.

3° L'examen du malade comportera la recherche de toutes les malformations physiques, de toutes les altérations organiques que nous avons envisagées dans un précédent chapitre :

L'autre jour est venue nous trouver par erreur à la consultation de l'hôpital Saint Louis une jeune fille amenant à l’un de nos collègues une enfant de S ans pour un eczéma très suintant des 2 avant-bras datant de plusieurs mois. L'aspect spécial de l'enfant, un front très étroit transversalement, particulièrement projeté en avant, l'aspect hébété, des dents dont les incisives supérieures ébauchaient le type d'Hutchinson, dont les incisives inférieures présentaient un bord libre crénelé, nous ont incité à interroger rapidement la personne qui amenait cet enfant. La mère de cette petite, après 4 ou 5 fausses couches, aurait eu cet enfant, la première et la seule vivante. La mère est morte d'ailleurs peu de temps après la naissance de la petite malade. Nous n'avons naturellement pu suivre plus longuement cette malade, mais au point de vue étiologique, nous ne manquions pas dans ce cas d'arguments pour affirmer la syphilis.

Les stigmates seront naturellement æecherchés : et l’on examinera le malade en recherchant chez lui toutes les malformations congénitales, les malformations dentaires, les modifications de la forme du erâne, enfin les signes de rachitisme (front bombé, chapelet costal,

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ventre proéminent, épaississement des épiphyses) dont on sait que très souvent il est conditionné par un terrain particulier hérédo-syphilitique (Marfan) (r).

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