C. — RECHERCHES SÉROLOGIQUES
L'examen sera complété par les réactions sérologiques et nous avons pratiqué chaque fois qu’il a été possible un prélèvement de sang, pour y faire rechercher les réactions de Wassermann, de Hecht, de Desmoulières (1).
Leur interprétation dans l'ensemble est trop délicate pour que nous puissions en tirer un argument quelconque en faveur de la syphilis. Evidemment nous avons trouvé très souvent avec une réaction de Wassermann négative, une réaction de Hecht plus ou moins positive, une réaction de Desmoulières fortement positive, mais
(1) Nous adressons tous nos remerciements à M. le Dr Rabeau, chef de laboratoire de M. Ravaut qui a bien voulu pratiquer lui-même ces différentes réactions chez nos malades.
nous savons combien ces réactions perdent de leur spécificité en gagnant en sensibilité. On sait aussi qu’au cours d’un certain nombre d’affections qui n’ont aucun rapport avec la syphilis, ces diverses réactions sont susceptibles de présenter un caractèretemporaire de positivilé. À notre avis, ce devrait être seulement sur des réactions faites en série que l’on pourrait tirer des conclu: sions. On sait combien il est difficile, sous peine de perdre des malades qui acceptent déjà avec quelque répugnance l’idée d’une prise de sang qui éveille chez eux toujours l’idée de la recherche de la syphilis, de répéter ces examens un nombre de fois suffisant, pour asseoir une opinion.
Nous donnons, sans commentaires, les résultats obtenus par M. Ravaut (1) dans 62 cas d’éruptions du type dermites ou urticaire et de même ceux que nous ont fournis 22 cas de dermo-épidermites,
Borde ; Nombre Wassermann Hecht Desmoullères
Eczémas, Urticaires Dermites
M. Ravaut
Personnelle | Dermo-épidermites 22
IL est enfin un dernier argument qui paraît militer relativement en faveur de notre opinion. Ce sont les ré-
(1) P. RAvAuT. —- « Syphilis héréditaire et phénomènes de sensibilisation » La Presse Médicale, 26 mai 1923.
nn V
sultats de la thérapeutique : M. Ravaut attache une grosse importance à l'épreuve du traitement qui, dans nombre de cas, paraît donner des résultats extrêmement encourageants. Le terrain eczémateux paraît subir, en effet, par ce procédé, des modifications importantes qui se traduisent par une amélioration rapide des accidents pathologiques ; ce n’est cependant souvent qu'après une longue phase de rechutes et d'améliorations alternées,que l’on pourra parler de guérison.
Ce sont les modalités de ce traitement que nous allons maintenant envisager.