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détruit. De même ont été traitées les altérations endocriniennes supposées, par l’opothérapie glandulaire.
Dans cet ordre d'idées, un certain nombre de traitements ont connu une vogue inconstante : La peptone, le chlorure de calcium, l’hyposulfite de soude, l’autohémothérapie, les injections de lait, ont poursuivi le même but de désensibilisation. Les extraits glandulaires ont tenté de rétablir les fonctions endocriniennes défaillantes.
Chacune de ces méthodes compte à son actif un certain nombre de succès indiscutables.
Mais si tous ces traitements ont donné de grosses satisfactions immédiates, ils ont aussi réservé très souvent pour plus tard de grosses désillusions. L'amélioration obtenue immédiatement a pu paraître dans nombre de cas impressionnante, mais la réapparition des accidents initiaux, quand on cessait de lutter contre le trouble physiologique probablement en cause, est venue souvent montrer combien précaires et peu stables étaient les résultats obtenus.
Supposons que pour masquer la décrépitude d'un meuble ancien rongé par les vers, on le recouvre d'un vernis impressionnant et d’une exceptionnelle tapisserie. La partie ne sera gagnée qu’en apparence et un jour viendra vite où, malgré son aspect valétudinaire, le meuble s’affaissera sous un poids important.
M. Lortat-Jacob (1) dit fort justement, que si l’on veut, non seulement blanchir l’eczéma, mais encore guérir
(1) Lonrar-JacoB. — « Les bases cliniques du traitement des eczémas », Clinique et Laboraloire, n° 9, 20 septembre 1923.
l’eczémateux, c’est à l'examen clinique systématique et détaillé qu’il faut demander les compléments étiologiques.
Jusqu’à présent, seuls paraissent ainsi avoir été traités les troubles du fonctionnement organique, et si l’on a traité l’eczéma par des médications du type arsenic par exemple, ce fut surtout dans le but d'améliorer l’état général, en rendant l'individu moins apte à se laisser influencer par les irritations néfastes.
Certes il est important de lutter contre les troubles physiologiques, mais il nous paraît plus important encore de traiter le terrain qui les conditionne. Nous verrons plus loin comment se complètent le traitement du terrain et le traitement des troubles fonctionnels, et comment aussi un malade dont le terrain aura été modifié par une thérapeutique convenable paraîtra plus apte à subirlinfluence bienfaisante d’une thérapeutique purement physiologique.