‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 10 sur 327 · C. 1818, non daté, id · texte numérisé non relu

C. 1818, non daté, id

DAC . 14 mai 1818, id.

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mains »!, Quand il s’est marié, le 3 octobre 1814, il a commenté en ces termes l’événement dans son journal intime :

& 1814. — 1* Octobre : Quitté Pittsfield à six heures, et dîné à € Albany. — 4 Octobre : Quitté Albany à 11 heures du matin, avec €< Mrs Melville et Helen, dîné à Stoddard Kappan, et dormi à Betts < Lebanon? »

Dans la suite, il évitera avec le même soin de s’attarder aux naïissances successives de ses huit enfants, et aux ennuis que sa femme pouvait éprouver en ces circonstances. Si le vrai « gentleman » est celui qui sait lutter contre l’émotion, il faut avouer qu’Allan Melville était, dans ses luttes, assez constamment victorieux.

La difficulté, pour un «€ gentleman » est d’être aussi un commerçant sans déroger. Allan Melville a eu l’impression très nette que les deux choses se conciliaient fort bien, et qu’il était, pour sa part, un homme d’affaires de premier ordre.

C’est à Boston qu’il débuta, dans le commerce d’importation, et, de 1800 à 1810, il fit six voyages en Europe, en France surtout, pour y acheter des marchandises . Il ne semble pas avoir gagné, dans ses courses, beaucoup d’argent, mais il acquit le prestige du grand voyageur, la réputation de parler le français « comme les naturels du pays » “, des relations mondaines qu’il énumérait avec joie, et l’habitude des vastes considérations économiques ; il était loin, on le voit, des vues mesquines des boutiquiers.

Le Blocus Continental rendant son négoce impossible, il s’établit à Albany, où il se maria, mais ne réussit pas en affaires. Une lettre à son père * justifie son échec, imputable selon lui aux transformations économiques qui ont fait péricliter Albany au profit de New-York. Dans la même lettre, il expose avec un superbe mépris de la logique, et son intention de s'établir à New-York, et les avantages supérieurs de Boston. Il resta quelque temps encore à Albany pourtant, puis se décida de nouveau à faire en France un grand voyage d’affaires

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