‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 11 sur 327 · Weaver, p · texte numérisé non relu

Weaver, p

5, G. L. GC. 2 mai 1816, à son père.

(1818). Les lettres appliquées qu’il écrivit alors à sa femme nous assurent qu’il conclut de vastes marchés ; en même temps, nous lé voyons renouer dés relations avec diverses personnes illustres, dont un baron, et décrire le pays, ses mœurs, sa situation économique, en observateur averti. Il décida qu’à son retour il irait s'établir à New- York, qui « est destiné à devenir l’'Emporium commercial de notre « pays, et. croît tous les jours en richesse et en splendeur”. »

De fait, nous trouvons dans les papiers de la Collection Gansevoort-Lansing un prospectus daté du 24 novembre 1818, où Allan Melville annonce au public de New-York qu’il s'établit négociant en marchandises françaises de toute nature, exécute toutes lès commandes, et s'appuie sur les plus flatteuses références.

Jusqu'à sa mort pitoyable, survenue en 1832, Allan Melville devait garder ses prétentions. Il accumula les déboires sans que la bonne opinion qu’il avait de soi faiblit un seul instant. Pour ses enfants, et pour son fils Herman en particulier, il était la perfection même. Et la désillusion fut terrible quand soudain la réalité leur apparut.

Un voile épais l’entoure encore. L’abondante correspondance familiale qu’on trouve à Cambridge dans les « Metcalf Papers », à New- York. dans la « Gansevoort-Lansing Collection > a vraisemblablement été iriée, à diverses reprises, par des mains pieuses qui, animées d’un souci respectable, ont essayé d’éviter que la mémoire des morts ne fût ternie. Pourtant, en ce qui regarde Allan Melville, on n’a pu empêcher bien des bruits de courir : bruits dont certains n’ont pu être confirmés, mais dont quelques. autres peuvent maintenant s'appuyer sur des preuves.

Le seul document sur lequel, longtemps, on s’appuya, fut le roman d’Herman Melville, Pierre ?. Dans ce livre où se mêlent sans cesse les faits et la fiction, le héros nous peint la vénération que dans son enfance il a éprouvée pour son père, mort, quand lui-même il avait douze ans, « laissant derrière lui, dans l’opinion unanime, la réputation « d’un gentleman et d’un chrétien ».

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