John Freeman. Op. cit., p
Melville, on l’a vu, fit œuvre de critique littéraire quand, dans les années voisines de 1850, il collabora irrégulièrement au Literary World des frères Duyckinck. Les articles qu’il y écrivit sont ano- © nymes. Nous ne parlerons que de ceux qu’on peut avec certitude lui attribuer. Nous en connaissons seulement trois : d’abord le long article Hawthorne and his Mosses, by a Virginian spending July in Vermont !, paru les 17 et 24 août 1850. Il est indubitablement de Melville : les lettres de Nathaniel Hawthorne et de sa femme à Evert Duyckinck suffiraient à en témoigner ?. Melville est également l’auteur de deux articles sur Fenimore Cooper, parus en 1850 : The Sea-Lions et The Red Rover * : les manuscrits originaux sont dans la Duyckinck Collection. Les autres sont moins sûrs {, c’est donc de ces trois-là seulement que l’on parlera.
On remarquera que — fût-ce dans les articles douteux ou imagi- : naires — les écrivains dont il est question sont presque uniquement Cooper et Hawthorne. Il n’est fait mention ni d’Emerson, ni de Thoreau, pour n’en pas nommer d’autres. La correspondance de Melville avec les Duyckinck montre plus nettement encore que Melville ne connaissait qu’un petit nombre de ses contemporains. Il était, par