‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 194 sur 327 · L’incendie de décembre 1936 a répondu à la question · texte numérisé non relu

L’incendie de décembre 1936 a répondu à la question

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compte rendu paru dans le Boston Journal du 31 janvier 18591. Le titre en est The South Seas. Melville, d’après le journaliste, parla : non de ses propres aventures, mais du Pacifique en général. Il s’arrêta aux premiers découvreurs, à Balboa, à Magellan, aux Anglo-Saxons qui vinrent ensuite. Il parla de la faune marine et insulaire, digne de tenter la curiosité d’un Agassiz?, et s’étonna que les riches ne fissent pas du Paciñque le lieu favori de leurs croisières. Il vanta le charme des îles, et souhaïita, malgré la sympathie que lui inspirent les amateurs de vie indépendante, que les Fouriéristes, ni les Mormons ne fissent de Taï-Pi le lieu de leurs expériences. Il conclut en souhaitant que le Polynésien pût demeurer lui-même, et que la néfaste influence étrangère lui fût le plus possible épargnée.

La troisième conférence, enfin, se nomme Travel. Un compte rendu détaillé en a été retrouvé, par M. J. H. Birss, dans un numéro de 1860 de la Cambridge Chronicle *. Melville dépeint le charme du voyage. Le sédentaire qui soudain se prend à voyager sent le même émerveillement que l’habitant de la vallée qui parvient soudain au faîte de la montagne. Le voyageur doit, sans doute, surmonter quelques ennuis et se donner quelque peine. Mais quel profit ! Le voyage l’affranchit de préjugés, le rend meilleur, lui fait rencontrer des compagnons charmants, et lui laisse des souvenirs délicieux. Melville conseille à tous de voyager.

On se fonde le plus souvent, pour juger de ces conférences, sur la lettre de Melville à George Duyckinck, que nous avons citée *.

I1 semblerait que, résigné à ces conférences sous la seule pression de la détresse, il eût été prêt à traiter avec la même indifférence les sujets les plus absurdes. Il semble pourtant bien que Melville, une fois à l’ouvrage, ait travaillé honnêtement, en mettant dans son œuvre un peu de lui-même. Ces trois conférences traitent des sujets qui lui sont chers : pour les Mers du Sud et le Voyage, il n’est pas besoin de le montrer. Pour la Statuaire à Rome, il n’est que de lire le Journal up the Straits pour s’en convaincre. Et si, une fois les conférences écrites, il affirmait qu’il les prononcerait partout, pourvu qu’on le payât, on peut être sûr qu’une fois devant son auditoire, il se prenait

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