‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 227 sur 327 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

La première partie de cet ouvrage s’est efforcée de faire connaître la vie de Melville, et le lecteur a pu, tout au long de cette existence, se former une idée de son caractère. Il importe cependant de reprendre, à présent, ces traits entrevus souvent à de longs intervalles, quand les circonstances les révélaient, pour définir sommairement, mais de manière plus nette, les dispositions permanentes qui constituèrent sa personnalité.

Pour être complète, une telle étude exigerait sans doute une connaissance précise de certains traits physiques, dont nombre de manifestations psychiques ont subi l'influence. Il nous faut, malheureusement, avouer ici notre ignorance. En ce qui concerne les apparences extérieures, les portraits de Melville jeune nous font défaut : la petite peinture que possède Mrs Metcalf est d’une vérité douteuse. Nous n’avons que les allusions relevées dans Typee, où Melville se représente lui-même comme un jeune homme grand, robuste, mais un peu lourd, et enviant l’agilité de son compagnon Toby. D'une description faite par Mrs Hawthorne :, quelques années plus tard, nous reste surtout le souvenir d’une activité physique intense, que semblent démentir de tout petits yeux qui parfois prennent un regard étrange, vague et semblant pourtant s'emparer de l'interlocuteur tout entier. Les portraits qui nous sont conservés ? montrent seulement le Melville de la maturité, aux traits pensifs, à la longue barbe grisonnante. Mais, dans presque tous, et surtout dans les photographies sans retouches,

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