Smith, p. 20. Weaver, p
peut-être la preuve la plus décisive qu’il ait donnée de sa volonté. C’est grâce à elle que tant de gens l’ont approché, qui, au fond, l’ont
si peu connu.
En essayant ainsi de discerner les traits dominants d’une personnalité complexe, nous lui avons donné, peut-être, une apparence trop schématique. Nous croyons pourtant que ces dispositions essentielles de l’esprit, du cœur et de la volonté, déterminèrent, dans ses grandes lignes, toute la carrière de Melville. Elles convergeaient pour faire de lui un aristocrate de l'esprit, quel que fût son amour théorique de la « Démocratie », et les souffrances qu’une telle nature lui imposait, dans un âge et dans un milieu où on ne pouvait le comprendre, ont été trop cruelles pour que nous n’en soyons pas émus. Mais elles étaient sans doute la condition de son œuvre : nous ne devons pas les regretter, car l'impression la plus émouvante qu'aujourd'hui encore on ressente à la lecture de ses livres vient des angoisses et des misères que, derrière l’écrivain, nous devinons chez l’homme.
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