‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 265 sur 327 · The Piazza Tales, p · texte numérisé non relu

The Piazza Tales, p

n’ont pas semblé essentielles, puisqu'on n’en trouve la trace qu’à des moments particuliers de sa carrière. Les quelques caractères permanents que nouùs avons relevés lui donnent, croyons-nous, une personnaliié artistique suffisamment accusée pour qu’on puisse juger de son originalité. Il fut, sans doute, entre les écrivains américains de son temps, celui dont l'expérience fut la plus vaste. Mais cette expérience, même magnifiée par l’imagination et animée par la pensée, n’eût pas suffi à le rendre vraiment grand, s’il n’avait eu, à un très rare degré, le don de l’expression. Le déclin de Melville commença du jour où son art perdit sa spontanéité et sa souplesse. La beauté de Moby Dick, elle, tient non seulement aux éléments romanesques, à l'évocation, au symbole, mais aussi à la fougue discrètement dirigée de son dessin, à l’ordonnance de ses chapitres instinctivement calculée pour émouvoir, à la beauté de ses rythmes, de ses images et de ses mots.

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