‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 35 sur 327 · Id., p · texte numérisé non relu

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quelle fut la nature de cette crise ? Nous l'ignorerons peut-ètre toujours. L'Academy, la vie mesquine d'employé, la fin brutale des beaux jours de Pittsfield, le voyage à Liverpool et ses misères, avaient suc- : cessivement porté de rudes coups à son enfantine confiance. Mais il semblait que la jeunesse, en lui, eut repris le dessus. Brusquement, en a l'impression que toutes ses rancœurs le reprennent, plus violentes qu'elles n'ont jamais été. Il semble avoir rejeté le milieu familial avec violence, et peut-être s’en être allé comme son Ishmaël, sans prendre congé de personne : de fait nous possédons quelques lettres familiales écrites en son absence et nulle ne parle de lui. A ia littérature, il préfère tout à coup la puanteur d'un gaillard d'avant. Pour la religion et la morale dont on l'a nourri, il n'a plus guère que sarcasmes. Il semble que brusquement l'existence qu'il menait lui soit devenue si odieuse qu'il l'ait quittée avec rage. Mais quelle fut l'occasion de ce changement ? Les recherches tentées jusqu'ici ont été vaines. Plusieurs, pourtant, essaient aujourd'hui de chercher l'explication dans une dure crise amoureuse, et certains, sans rien oser affirmer, prononcent à nouveau le nom de l'hypothétique et mystérieuse Isabel :

1. Le Dr Murray est, croyons-nous, l’homme qui a le plus de chances de résoudre cette énigme. C’est une des nombreuses raisons qui nous font attendre son livre avec tant de curiosité.

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