Id., 21 décembre
Mais, pour l'instant, une chose surtout comptait pour lui : rentrer au pays. Le 13, à son arrivée à Londres, il trouva la fameuse lettre du duc de Rutland. Il écrivit :
« Peux pas y aller, je rentre au pays, et Malcolm grandit pendant < ce temps-là. »
Le même jour, il alla chercher à la poste les lettres de sa femme et de son frère Allan, et il nota :
« Me suis senti d'humeur à affréter un petit bateau, et à partir < du quai’ de la Tamise tout droit pour New-York. »
A la date du 16 décembre, nous lisons dans son carnet :
« Voudrais voir ici quelqu'un que je connais bien. Voudrais que « le petit aussi soit ici. Je suis dans un état d'incertitude très pénible. « Je suis tout au désir de rentrer. Je devrais être rentré. Mon absence < vient assombrir les rapports pour lesquels j’implore le plus la paix du ciel. Pourtant, devant moi, s’ouvre la perspective de me faire des idées curieuses sur certain genre de vie, qu’en toute probabilité je ne retrouverai jamais. Je n’hésiterais pas un instant, n’était ce fait que trois semaines au moins doivent s’écouler avant que je ne parte pour le château de Belvoir. Trois semaines — si je pouvais passer là-dessus ! Et si les deux images voulaient seulement s’estomper pendant ce temps-là ! Il faut que j'allume un