Cf. Weaver, pp
2. Julian Hawthorne. Nathaniel Hawthorne and his wife, Boston, 1884, I, 407.
3. D. C. H. M. à Evert Duyckinck, 12 octobre 1850. 4. M. P. Elisabeth Melville à sa mère, 3 août 1851.
« une semaine de congé sur le tas de foin. « Vraiment », venez! »
Les Duyckinck arrivèrent le 6 mai, et demeurèrent à Arrowhead jusqu’au 15. Leur séjour fut tout aussi gai que l’année précédente. Une fois de plus, les lettres d’Evert Duyckinck à sa femme nous peignent les excursions faites ensemble, les sorties organisées par l’infatigable
Mrs Morewood.
« Sleep no more ! Morewood hath murdered Sleep =?! »
C’est bien toujours le même Herman Melville que ces lettres nous montrent, hardi, actif, plein de vigueur physique et d'énergie. Racontant une longue excursion, suivie d’un pique-nique au clair de lune et d’une nuit à la belle étoile, Evert Duyckinck écrit :
« 6. — Feu de bivouac. Il fait sombre. La hache de Melville reten- « tit contre des arbres tombés qui gisent autour de nous. 10. — « Déjeuner. La nappe est mise dehors et montre des taches, pro- « venant du souper dévoré à la hâte. Herman Melville et le pasteur « apprêtent une couple de volailles, hâtivement extraites de son « garde-manger par l’aubergiste de North Adaws *. »
Moby Dick, alors, était sous presse. Cete exubérance de Melville, que les moindres détails contribuent à montrer, et qui, pas un instant, n’a paru se ralentir confirme bien notre impression : de livre tout entier fut écrit dans une période d’exaltation joyeuse.
Cette vie débordante dont Melville témoignait en cette année 1851, allait se manifester par deux véritables passions : un livre, une amitié.
Le livre fut Moby Dick, auquel Melville travailla tout l'hiver et le printemps, et qui, à la fin de juin, était à peu près achevé. A sa tâche, Melville se donna tout entier, et presque avec fureur. On se tromperait sans doute étrangement si l’on voyait, dans le triste livre que Pierre, malgré ses grands rêves et ses effrayants labeurs, n’arri-
vait pas à écrire dans sa mansarde des « Apôtres », une image de Moby-Dick. Jamais, au contraire, on ne peut mieux qu'ici, parler
d'inspiration. Le 12 décembre, Melville écrivit à Duyckinck :
1, D. C. H. M. à Ev. Duyckinck, 28 juillet 1851, Mansfield, op. cit., p. 37, n. 27. ‘
2. D. G. Evert Duyckinck à sa femme, 13 août 1851, 1d., p. 45.