‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 82 sur 327 · D. C. Herman Melville à Evert Duyckinck (?) janvier · texte numérisé non relu

D. C. Herman Melville à Evert Duyckinck (?) janvier

3. C. D. id., à « The Editors of the Lit. World, 14 février 1852.

-4. Nous n’avons pu nous procurer que l'édition de 1868, publiée par Mrs Hawthorne. Celle de M. R. Stewart, Newhaven, 1934, a été collationnée sur les Mss de la Bibliothèque Morgan. Quelques passages ont été ajoutés, d’autre supprimés comme ne figurant pas sur le Mss, selon le Professeur A. Warren, Boston.

5. Amzrican Note Books, op. cit., éd. 1868, vol. IT, inscription du 3 novembre

DESSTE ,

ses lettres enflammées il s'était borné à répondre par de brefs billets, et que, finalement, ne voyant pas d’autre moyen de tenir Melville à distance, il avait pris le parti d’émigrer. Peut-être en effet, l’exaltation de Melville lui parut-elle parfois gênante. Mais une lettre qu’il écrivit à Duyckinck le 1% décembre paraît contredire formellement la conjecture d’un départ dont Melville eût été cause.

« Je me suis enfui de l’hiver des Berkshires ; en fait, j’ai abandonné « Lenox sans esprit de retour.

« … Ce fut un de mes regrets, en quittant Lenox, de ne plus y « jouir de vos visites à notre ami Melville’. »

Et il termine cette lettre par un vibrant éloge de Moby Dick, regrettant que le Literary World ne lui ait pas rendu pleinement justice. Ne semble-t-il pas, dès lors, que les intentions de Hawthorne aient été bien simples. Il continuait à tenir Melville en grande estime, et à le considérer comme un ami. Mais ce n’était pas un ami tel qu’on dût, pour demeurer près de lui, sacrifier tout son confort. C’est pourquoi nous croyons qu’on peut, sans chercher plus loin, accepter l’explication de Julian Hawthorne : |

« Mais Lenox ne pouvait pas être un foyer pour nous. C'était, a

la vérité, un paradis pour les enfants. Mais le père de ces enfants « n’y fut jamais bien. Il y eut une succession de rhumes. Il finit par « perdre patience contre ce climat. Ce fut par un jour sinistre, au < commencement du second hiver, que nous partimes vers l’Est. Mais « le visage de Hawthorne était plus brillant que le temps ne l’impli- « quait, car il se tournait à nouveau vers la mer ?. »

Hawthorne ne se brouilla nullement avec Melville, qui alla, l’année suivante, le voir à Concord *, et qui projeta de collaborer avec lui. I s’entremit plus tard, pour lui obtenir un consulat. Et si Julian Hawthorne écrivit, lors de la publication du livre de M. Freeman, un article sur Melville qui fut une assez mauvaise action 4, Nathaniel Hawthorne, dans ses souvenirs, n’a pour Melville que paroles affectueuses et bienveillantes . Même si, comme l’a suggéré M. Wearer, et

1. D. GC. N. Hawthorne à Evert Duyckinck, 1er décembre 1851. 2. Julian Hawthorne : Hawthorne and his circle, op. cit., p. 38.

83. Voir : 10 4€ lettre de Melville à Hawthorne, reproduite par J. Hawthorne. N. Hawthorne and his wife, t. I.

29 The Agatha Letter, M. P. publiée par $. E. M., N. Engl. Quart., avril 19297

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