Mumford, p
York, comme on l’a vu, en 1849, Stanwix (Stanny), Elizabeth (Bessie), Frances (Fany), naquirent à Pittsfield en 1851, 1853, 1855 :. Un homme épuisé, et tréquemment malade, avait des excuses si parfois tant de monde autour de lui l’excédait. D’autre part, l'inscription du carnet Les enfants furent quatre bientôt : outre Malcolm (Mackie), né à Newd’Elizabeth Melville : « Nous avons tous été inquiets de l'effet du « surmenage sur sa santé, au printemps 1853 ? ». et la nécessité absoqui persistaient, des affections précises qui n’ont apparemment rien Elizabeth Melville note elle-même, outre la fatigue et les maux d’yeux lue d’un changement d’air, en 1856, ne sont pas des preuves de folie a voir avec la folie, et pourtant sont de nature à assombrir terriblement l’humeur : crise de rhumatismes en février 1855, sciatique en juin de la même année*. Enfin le prétendu isolement — en fait, le relâchement des liens qui attachaient Melville aux amis de New-York tels que les Duyckinck — n’est pas une marque de folie. A Pittsfield même, Melville n’avait pas la réputation d’un farouche solitaire. Un visiteur comme le colonel Lathrop, qui déclare avoir vu souvent Melville pendant ces années-là, nous dit le plaisir qu’il eut à entendre ses « vues hautement personnelles, et à goûter le cidre dont il avait toujours une abondante provision * >. Et Smith, le chroniqueur enthousiaste de Pittsfield et des Berkshires, écrit :
« À Pittsfield, il ne chercha pas à se soustraire aux distractions « de la société locale où sa famille évoluait, et jamais il ne négligza « aucune des exigences raisonnables requises par l’étiquette 5. »
Bref, son attitude extérieure nous paraît celle d’un homme qui souffre, mais en aucune manière celle d’un fou.
Un dernier argument vient des allusions angoissées faites par Melville lui-même à la folie dans ses livres. La fréquence de ces allusions est indéniable. Nous ne croyons pas pourtant, que Melville évoque autre chose que des terreurs sans fondement véritable. Hanté par les derniers moment de son père, et parfois conscient d’un affaiblissement temporaire amené en lui par la fatigue, il a pu craindre — et nor sans cause — que la maladie paternelle ne fût héréditaire. Mais les moment mêmes où il a fait ces allusions, fort éloignés les uns des autres, et aussi différents qu’il se peut, semblent montrer qu’il