‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 98 sur 327 · LES DERNIÈRES ANNÉES D'ARROWHEAD · texte numérisé non relu

LES DERNIÈRES ANNÉES D'ARROWHEAD

Les souffrances physiques ne devaient pas, quand il fut de retour, lui être épargnées. Maux de tête, maux d’yeux, lumbago, rhumatisme articulaire, et jusqu’à un stupide accident de voiture, allaient encore, successivement, l’éprouver. Mais il rapportait, avec un organisme plus robuste, et mieux capable de surmonter la souffrance, la volonté de ne plus se laisser abattre, et le sentiment qu’une vie normale, faisant aux choses pratiques leur part, et acceptant de bon gré les contraintes sociales, pouvait le sauver. Pendant des années, il s'était obstiné à mêler les problèmes philosophiques aux moindres circonstances dela vie. Quels résultats avait-il obtenus ? Il s'était rendu tripiement malheureux, car sa misère était à la fois matérielle, sentimentale, intellectuelle. Gêné par les angoisses ‘intérieures, il échouait dans ses entreprises pratiques et côtoyait le dénuement. Importuné par les exigences, pourtant légitimes, de sa femme, de ses enfants,

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