‹ Hermann et DorothéeChapitre 33 sur 138 · LETTRE XXXII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXII

Le 20 août.

C'est en vain qu'à l'aube du jour, lorsque je commence à m'éveiller après des rêves sinistres, j'étends les bras vers elle ; c'est en vain que je la cherche la nuit dans mon lit, lorsque, trompé par un songe heureux et innocent, je crois être assis auprès d'elle sur le pré, tenir sa main et la couvrir de mille baisers. Hélas! lorsque, encore à moitié endormi, je tâtonne pour la saisir et que je m'éveille... un torrent de larmes s'échappe de mon cœur oppressé, et je gémis, sans espoir, à la pensée d'un avenir qui ne m'offre due ténèbres.

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