‹ Hermann et DorothéeChapitre 38 sur 138 · LETTRE XXXIX · texte numérisé non relu

LETTRE XXXIX

Le 10 novembre

3 e commence à me trouver assez bien ici i certains égards ; je suis assez occupé, et Cf grand nombre de personnes et de nouveaux

visages de toute espèce, offre a mon ame un spectacle varié et piquant. J'ai fait la connaissance du comte de C.,., pour qui je sens croître mon respect de jour en jour. C'est un homme d'un esprit pénétrant et étendu; mais il n'en est pas plus froid pour cela. Son commei-ce me fait voir combien il est sensible à l'amitié et à l'amour. Il s'intéressa à moi, lorsque, m'acquittant d'une conmiission dont j'étais chargé auprès de lui, il remarqua, dés les premiers mots, que nous nous entendions, et qu'il pouvait parler avec moi autrement qu'avec tout le monde. Aussi je ne puis assez me louer de sa conduite cordiale à mon égard. Il n'y a pas de joie plus vraie que celle de voir une belle âme s'ouvrir ainsi devant vous.

Page 1