LETTRE XLIV
Le 20 février.
Que Dieu vous bénisse, mes chers amis, et TOUS donne tous les jours heureux qu'il m'enlève.
Je te remercie, Albert, de m'avoir trompé ; j'attendais l'avis qui devait m'apprendi-e le jour de votre mariage, et je m'étais promis de détacher ce même jour solennellement de la muraille le portrait de Lolotte et de l'enterrer parmi d'autres papiers. Vous voilà unis, et son portrait est encore ici ! Il y restera ! Et pourquoi non? Je sais que je suis aussi chez vous; je suis, sans te faire de tort, dans le cœur de Lolotte. J'y tiens, oui, j'y tiens la seconde place après toi, et je veux, je dois la conserver. Oh! je deviendrais furieux si elle pouvait oublier... Albert, l'eafer est dans cette idée. Albert! Adieu, adieu, ange du ciel, adieu, Lolotte!