‹ Hermann et DorothéeChapitre 59 sur 138 · LETTRE LXIX · texte numérisé non relu

LETTRE LXIX

Le 21 novembre.

EUe ne voit pas, elle ne sent pas qu'elle préoare le poison qui nous fera périr tous les deux 3t moi j'avale à longs traits ce poison inorte. qu'elle me présente. Que veulent dire ces re- <'ard8 de bonté qu'elle jette sur moi?... Souvent, non, mais quelquefois... Cette complaisance pour les traits de sentiment qui m echappent; cette compassion à mes souffrances qui se peint sur son front?

Comme je me retirais hier, elle me tendit la main et me dit : « Adieu, cher Werther. » Cher Werther! C'était la première fois quelle ma donné ce nom de cher, et la joie que j en ressentis a pénétré jusque dans mes os Je a^ répété cent fois; et ce soir, lorsque je voulus me mettre au lit, en babillant toutseiû jeme

dis tout à coup: . Bonne nuit, cher Werther..

Et j'ai été obligé de rire de moi-même.

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