‹ Hermann et DorothéeChapitre 62 sur 138 · . VU · texte numérisé non relu

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reux . La pauvre fou, m'a-t-elle dit avec un Kourire d- pitié, veut parler du temps ou U ava perdu l'esprit; il ne cesse ^3^ le.regretter • c'est le temps de sa captivité ou il navait plus connaissance de lui-même. » Ce fut pour moi comme un coup de foudre. Je lui mis une pif:ce d'argent dans la mam, et me suis éloit,'né d'elle à grands pas.

. Tu étais heureux 1 me suis-je écrié en marchant pré/Mpitammentversla viUe.tu étais conîentcomme le poisson dans l'emi l Dieu du ciel estce donc la le destin de l'homme I n'est-i heuï^ux qu'avant de posséder la raison, et après laviir perdue 1 Misérable! Et cependant j'envie ti folie, j'envie le dé.sordre de tea gens» Tu vas, plein d'espérance, cueillir des fleurs à ta souveraine... au milieu de l'hiver... X ta t'affliues dft n'en point trouver, et tu ne SiS)n'nds pas pourquoi tu n'en trouves pomt l^t moi et mo je marche sans espérance et ^V^bui, et je rentre au logis comme j'en ï^s sorti ... Tu rêves que tu serais un homme Sponance si les Etats généraux voulaient te payer. Heureuse créature qui peux attn- Duer la privation de ton bonheur a un obstacle terrestre !... Tu ne sens pas que ta misère est dans le trouble de ton cœur dans ton cerveau déi raqué, et que tous les rois de la terre ne sauraient te délivrer. »

""SuM meure desespéré celui qui nt d un mlaS; qui fait un long voyage pour aller cherche à des sources minérales éloignées un aoci-oissement de maux et une mort Pli^» <îOu- Sieuse; ou qui s'élève au-dessus de cet homme dont le coeur est oppressé par des re- ÏÏds et qui, pour s'en délivrer et mettre &i aux souffrances de son âme, fait un P^ien

nage en Terre-Sainte f Chaque pas fait par Un sur l'aride chemin est ime goutte de baume pour son ânie agitée, et après cIuKiue jour de marche il se couche le cœur soulage d'une partie du fardeau qui l'accable.... Osez appeler cela rêveries, vous qui montez sur des échasses pour y prononcer de grands mots! Rêveries!.., 0 Dieu! tu vois mes larmes... Fallait-il, après avoir créé l'houune si pauvre, lui donner des frères qui le persécutent veulent le priver, dans sa pauvreté, de toute consolation et lui enlever le peu de confiance qu'il a en toi, en toi qui es tout amour! En effet, sa confiance en une racine salutaire dans les pleurs de la vigne, qu'est-ce ? sinon la confiance en toi, oui as mis autour de nous

a guénson ou le soulagement O Père que

je ne connais pas, Père qui remplissais autrefois mon Suie tout entière, et qni maintenant détournes de moi ta face! appelle-moi, parle à mon cœur! mon ftme altérée veut t'en tendre.... Quel est l'homme, quel est le père qu pourrait s irriter de voir son fils, qu'il n'attendait pas, lui sauter au cou, en s'écriant : . Me voici, mon père. Pardonne-moi si j'ai abrégé mon voyage, si je suis de retour avant le terme que tu m'avais prescrit. Le monde est partout le même : partout peine et travail recompense et plaisir ; mais que me faisait tout cela ! Je ne mis bien qu'auprès de toi • je veux souffrir et jouir en ta présence... Et toi, Père céleste at chéri, poun-ais-tu repousser ton ois ? •

LETTRE LXXn

Le lef décembre.

GuiUaume! Cet homme que je t ai depemt. cet heureux infortuné ^tait commis chez le Sre de Lolotte, et une malheureuse passion QU^n conçut pour elle, qu'il nourrit en secret, Zl 5i découvrit enûn, et qui le fit renvoyer de sa Place, l'a rendu fou. Juge quelle impressfon oS Site sur moi ces mots plems ^e^«cheresse , quelle fureur a excitée en moi œtte histoire, lorsqu' Albert me l'a cont^ fvec aSt de' sana-froid aue tu la ha Deutêtre

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