‹ Hernie diaphragmatique congénitale chez un homme de 55 ansChapitre 9 sur 12 · III. — HERNIES TRAUMATIQUES · texte numérisé non relu

III. — HERNIES TRAUMATIQUES

Les hernies traumatiques sont consécutives à des blessures du diaphragme par arines à feu ou par armes blanches. Elles peuvent être dues aussi à des ruptures

Note du muscle sous l'influence de grandes pressions: chutes, coups, écrasements, éboulements.

La mort rapide par étranglement en est la conséquence habituelle.

__ Les plus longues survies ont trait à de petites hernies (hernies graisseuses, par exemple ). À

Cependant, le malade d'Ombredanne est mort plusieurs mois après le traumatisme. Celui de Desault est mort 15 ans après une chute. C'est celui qui aurait le plus survécu. Cruveilhier rapporte l'observation d'un homme de 47 ans, mort 15 jours après avoir été renversé par un éboulement de terre, et chez lequel le lobe droit du foie avait pénétré dans la cavité thoracique.

Bien que notre malade ait subi deux traumatismes graves, ce dernier cas nous montre qu'ik n'aurait pas pu survivre à un tel délabrement du foie, s'il fallait attribuer sa hernie à ces traumatismes.

L'orifice diaphragmatique ne présente rien de caractéristique. Il est très variable de forme, mais ordinairement étendu (20 centimètres). Pour Cruveilhier, l’orifice ne permet pas de distinguer l’origine traumatique congénitale. Par contre, ici le sac manque toujours. = Quant aux viscères herniés, ce sont surtout l'estomac, l’épiploon, le côlon transverse. Le cœcum n’a jamais été trouvé déplacé. Le foie n’a été constaté que 9 fois, mais il ne s'agissait que de petits diverticules coniques se détachant de la face supérieure du foie comme des lobules supplémentaires.

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