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SYMPTOMES ET ÉVOLUTION DES HERNIES

occupent le canal : le sujet est alors averti de l infirraité dont il est atteint par une sensation de douleur fixe siégeant dans l'aine, douleur que la pression avec la main calme le plus souvent : les mêmes malades peuvent cesser de souffrir quand la hernie, devenue plus volumineuse, est sortie du canal et qu'elle vient s'étaler librement dans les bourses.

Il est des hernies très petites, à peine perceptibles à l'examen le plus attentif, qui se révèlent dès l'abord par des troubles spéciaux : une douleur gastralgique pongitive, s'irradiant à l'épigastre et aux flancs et s'accompagnant de phénomènes dyspeptiques, digestions douloureuses et pénibles, renvois, nausées et vomissements. Ces caractères se retrouvent dans un grand nombre de hernies épigastriques, de hernies de la ligne blanche et même de hernies ombilicales.

Quand une hernie est devenue très volumineus?, elle détermine presque toujours des phénomènes qui sont une source de gêne et d'incommodité pour ceux qui la portent ; ce sont une douleur de ventre, une sensation de tiraillement qui se fait sentir à la région épigastrique, aux reins, aux flancs ; un sentiment d'affaiblissement et d'impuissance qui rend les malades incapables de se livrer à un travail de force ou d'accomplir toute espèce d'effort.

Enfin, on observe des coliques et des troubles divers de la digestion : sensation de plénitude, éructations fréquentes après les repas, malaise physique et intellectuel avec pesanteur du ventre et une certaine paresse de l'esprit. Malgaigne affirme que certains aliments accroissent ces souffrances et que celles-ci sont étroitement liées à l'état atmosphérique : les hernieux, dit-il, souffrent davantage par les temps humides que par les temps secs ; les hernies sont alors plus difficiles à contenir, et il semblerait même que les accidents d'étranglement soient plus fréquents dans ces conditions. Quoiqu'il y ait un fond de vérité dans cette observation, c'est aller trop loin que de prétendre avec cet auteur que la hernie soit un aussi bon baromètre pour les changements de temps que les rhumatismes.

La plupart des malades ressentent surtout ces incommodités et ces souffrances quand leur hernie est dehors ; mais il en est chez lesquels la réduction de celle-ci les provoque et ne peut être supportée pour cette cause : nous reviendrons sur ce point en parlant des hernies qui ont perdu le droit de domicile.

Les ditïérences principales tiennent à la sensibilité très variable des individus; certains sujets, par inconscience ou par dureté, n'accusent presque aucune gêne, et j'ai vu des porteurs à la halle continuer leur pénible métier avec une hernie énorme, mal contenue par un mauvais bandage, tandis que les gens d'une culture supérieure sont en général vivement affectés par les ennuis que leur donne cette infirmité et par les soins qu'elle exige : elle devient parfois chez eux le point de départ d'un véin table état d'hypocondrie.

Les hernies deviennent parfois l'occasion de troubles qui se changent en de véritables complications. Qu'une bronchite se déclare, à chaque effort de toux l'intestin sortira et, pour éviter des accidents, le malade sera réduit à porter nuit et jour son bandage qui ne suffira pas toujours à contenir la hernie. Aussi l'existence des hernies comporte-t-elle un pronostic particulièrement sérieux chez les gens atteints d'une affection chronique de l'appareil respiratoire, d'asthme, de bronchite chronique, de tuberculisalion pulmonaire et particulièrement d'emphysème.

Les malades qui souffrent d'une dysurie, les prostatiques surtout, sont en général fort incommodés de leurs hernies, qui sortent dans les efforts de miction

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,1. Lu( as-( 'Jianipionnière a insisté sur la fréquence du diabète chez les sujets (pii son! porteurs de iicrnies volumineuses. Il semble que la glycosurie soil favorisée par cette inliriiiilc. cl il l'aul toujours en rechercher rexistence chez les sujets sur lcs(iuels on doil prali(picr l'opération de la cure radjcalc. L'obésité, qui favorise la production cl l accroissement des hernies, est souvent accrue par l'inaction et le inaïupie d'exercice auxquels sont condamnés ceux (jui les portent.

Enlin (piand. pour une cause ou pour une autre, un épanchenient ascitique se dcvclop[)e, la distension du sac herniaire par la sérosité périliuiéalc est un des syinpl('>m(\s don! se plaignent le plus les malheureux ([ui en sont atteints. Nous pourrions niiilliplicr les exein[)les qui prouNcnl (pie dans divers états pathologiipics les pluMionuMics pénibles (pic (bdcrniincnt les hernies s'accenluent et peuvent devenir la source de véritables complications.

Il m a semblé, au contraire, que ces I roubles fond ioiinels dis[)araissaienl le plus souvent pendani la grossesse, le développement de l'utérus masquant les orifices herniaire'- ci cmp('chanl soiixenl l'inteslin d'y descendre pendant cette période.

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