‹ HérodoteChapitre 5 sur 35 · CXCVII. — OUTOI (lèv £Î(7l TOÙÇ •/i(J.£tÇ £XO(JL£V AtêÙWV · texte numérisé non relu

CXCVII. — OUTOI (lèv £Î(7l TOÙÇ •/i(J.£tÇ £XO(JL£V AtêÙWV

ôvo(JLà(Tai, xal toùtcdv ol ttoXXoI ^aatXéoç toû M'/](5cl)v

OÛT£ Tt VOV OÛT£ TÔT£ È^pOVTt^OV OÙÔÉV. TôaOV âè ÎTl l)((0 £iTr£ÏV Trepl rî^Ç X^P"')? TaÛTTJÇ, ÔTI T£(T(T£pa £6v£a V£(JL£-

Tai aÙT7]v xal où TrXéco toùtcov, Saov •/j(jl£îç ÎÔ(jl£v, xal Ta (xèv âùo aÛTO)(6ova twv éGvécov, Ta ôè ôùo où, Atêu£ç (xèv xal A[6îot:£ç aù-zôyhoveç, oi (xèv Ta irpôç Popéco,

ot Ô£ Ta 7rpÔ(5 VOTOU TT^Ç AtêÙTjÇ 0iX£0VT£Ç, 4>0ÎVtX£Ç 8i

xal "EXXiQveç èwr^Xvètç.

l'on dit de Tïle voisine de la Libye soit conforme à la vérité.

GXCVI. — Voici ce que disent encore les Carthaginois [viii]. Il existe, en dehors des Colonnes d'Héraclès, un pays de la Libye habité par des hommes ohez lesquels ils se rendent. Ils débarquent leurs marchandises et les exposent en ordre sur le bord de la côte, puis ils regagnent leurs vaisseaux et font de la fumée pour avertir les indigènes. Ceux-ci, voyant la fumée, s'approchent de la mer, placent à côté des marchandises l'or qu'ils offrent en échange, et se retirent. Les Carthaginois redescendent et examinent ce qu'ils ont laissé. S'ils jugent que la quantité d'or répond à la valeur des marchandises, ils l'empo-rtent et s'en vont. Sinon, ils retournent à leurs navires et attendent. Les indigènes, revenant, ajoutent de l'or jusqu'à ce que les Carthaginois soient satisfaits. On ne se fait réciproquement aucun tort : les uns ne touchent pas à J'or avant que la quantité déposée ne leur paraisse en rapport avec leurs marchandises ; les autres ne touchent pas aux marchandises avant que les Carthaginois n'aient pris l'or [xci].

CXCVII. — Tels sont ceux des Libyens que nous pouvons nommer. La plupart d'entre eux ne tiennent et ne tenaient alors aucun compte du roi des Mèdes. Sur cette contrée, il me reste à dire qu'à notre connaissance, elle est occupée par quatre peuples, et non davantage : deux indigènes et deux étrangers. Les deux peuples indigènes sont les Libyens et les Éthiopiens, qui habitent les uns au Nord, les autres au Sud de la Libye ; les deux étrangers sont les Phéniciens et les Grecs [xxvii].

CXCVIII. - Aoy.és.1 8é (jloi oùà' àperrjV etvai tic, T] AiêÛT) (TTTOuâaîrj oxiTe f] 'Aatr, •?) EOpcoTCTi irapaêXrjOT^vat, ttXtjv KtvuTTOç (xoùv7)ç* TÔ yàp Ô7] aÛTÔ oûvofjLa Y] yi^ TÔ) 7T0Ta(xa) £X£t. AuTTj ôè ôfJLOÎT] rfi âptffTïj yecbv

A7j(X7]TpOÇ XapTwÔV £X(p£p£tV, oOi^è 0lx£ OÛÔèv T*7) àXXï]

AtêûiT)' (XEXàyyaiô;; t£ yàp èaii Kal iTTuôpoç iriôa^i, xat oûte aûyjjLOÛ (ppovTtCowaa oùôèv oût£ ô(x6pov -nXéco utoûaa â£Ô7iX7)Taf iisTai yàp ^tj TaÛTa tt]? AtêuTjç. Twv dk éx'foptcov Toû xapTTOû Taùxà fxéTpa Tfj BaêuXcovt'r, yv^ xaTtcTTaTai. 'AyaGrj 8ï yî] xal ttjv EÛ£(J7r£pÏTai vépiovrar éir' èxaTOCTTà yàp. èv:eàv aOxY) ècouTT^ç àpiaxa éveur,,

éx(p£p£t, V) <5£ £V Tfi KÎVUTTl élTt TptTjXOCJia.

Page 1