‹ HérodoteChapitre 6 sur 35 · CXCIX. — ''Ex£t <5£ xat vj KupyjvatXj x^P'^î* ^oûca · texte numérisé non relu

CXCIX. — ''Ex£t <5£ xat vj KupyjvatXj x^P'^î* ^oûca

Ù^TjXoxàTrj TaÛTTjÇ TTJÇ Al6ÙT]Ç TÏ]V ol VO[Jlà V£(JLOVTat,

Tp£tç wpaç £v èwuTYj à^îaç Ôcî)(jt.aToç. Ilpwxa (xèv yàp Ta TuapaÔaXàaaia twv xapircâv ôpya àjjLâaOaî t£ xal TpuyâaGar toùtcov t£ Ôt] (Tuyx£xo(J.ia(X£vcov xà ùirèp twv boLkaaGièiiûv xcopwv xà ptécia ôpyâ o"i»yxopLÎ^£aOat, xà pouvoùç xaXéouar (Tuyx£xô{i.iaTaî t£ outoç ô (xécro;; xap- Tzoç xat ô év Tfj xaTU7T£pTàTr| TTiç yfjç 7r£7Taîv£Tat te xal ôpyâ, a)(7T£ £XTT£7roTat t£ xal xaTaêéêpcoTat ô TrpwTOÇ xapirôç xal ô TEXEUTaïoç cjufJLirapayîveTai. Outco ètt' ôxtù) (i.f(Vaç Kuprjvatouç ÔTTcopr^ cTré/Et. Taûxa (i£v vuv ^irl ToaoÛTov Eip'/jcrGct).

GXCVIII. — A mon avis, même pour la fertilité, la

Libye n'est pas eompaiable à l'Asie et à l'Europe, à l'exception seulement du Cinyps : car le pays a le même nom que le fleuve. Il vaut les meilleures terres à blé et ne ressemble en rien au reste de la Libye. Le sol est noir et bien arrosé par des sources. Il n'a à craindre ni la sécheresse, ni les dégâts que causerait l'excès des pluies, car il pleut dans cette partie de la Lybie. Le produit des récoltes y est avec la semence dans le même rapport que sur la terre de Babylone. Le territoire que les Evespérites cultivent est aussi très fertile : il rapporte, en effet, du cent pour un dans les meilleures années, mais celui du Cinyps rapporte jusqu'à trois cents pour un [xvn].

CXCïX. — Le pays de Cyrène, qui est la partie !a pluï élevée de la région de la Libye habitée par les nomades, comprend, fait remarquable, trois zones au point de vue des saisons. C'est d'abord dans les lieux voisins de la mer que les fruits mûrissent et qu'on fait la moisson et la vendange ; quand ces travaux y sont terminés, il est temps de les entreprendre dans la zone intérieure qui domine la première et qu'on appelle les Collines. Lorsque les récoltes sont faites dans cette seconde zone, les produits de la partie la plus haute du pays viennent à maturité. Ainsi, ceux de la première zone ont été bus et mangés quand ceux de la dernière s'offrent à leur tour. La saison des récoltes comprend donc huit mois pour les Cyrénéens [xvn]. J'en ai dit assez sur ce sujet.

B. — (.ivre II, Chapitres XXXI-XXXHI

XXXI. — Mé)(pi (Jiév vuv TEaaepcov [X7]vct)v iikôou xal ô5oû yivcb(7X£Tat ô NstXoç uàps^ toû év AiyûuTqj ^eûjjLa- Toç* TocjouTOt yàp (TUfjiêaXXofxÉvcjj (xtjveç eùptaxovTai àvat<7[,(JLOU(X£voi é^ 'EXerpavTtVTjç iropeuofxévq) èç toùç AOto(jloàouç toutouç. 'Péet âè dcTTÔ èoTrépTjç te xal iikiou âuCTjxicov. Tô ôè àirô Toûôe oûôeiç sysi (jarpécoç (ppàaai*

XXXII . — 'AXXà làèe (xèv yjxoucja àvÔpcôv KupYjvaîcov rpa[j.£V(ov éXôeïv t£ éui tô "A(J.(jlcovoç yprjaTVjptov xal àTuixéaGai iç Xôyouç 'ETEàpyqj , xq) 'A(JL(jt,covtcov ^aaiXéi, xaî xcoç éx Xoycov àXXcov àTiixéaGat éç Xéayji^ iTEpl toG NeîXou, (bç oO^eIç aÙTOÛ oIÔ£ xàç TTTjyâç, xal tôv 'Exéapyov rpâvai éXOsïv xote Trap' aÛTÔv Nacra (xtovaç àvôpaç. Tô ôè eGvoç toûto £(7tI (xàv iVtêuxôv, vépiExai

Ô£ T7]V SÙpTlV T£ Xal T7]V TipÔÇ Tjô) X^P'^i'^ "^^^ HÙpTtOÇ

oOx éîrl TToXXôv. 'AîrixopiÉvouç ôè toùç Xaaapiœvac xal

ElpCOTWpLÉVOUÇ £t Tl êyOUGl TtXÉOV XéyElV UEpl TWV Êp'/jfXWV

TTjÇ .Viêûïjç, (pâvai irapà a'f tat yEvéaGai àv(5pwv f^uvaaTÉcov iraïf^aç ûêptŒTâç, toùç àXXa te (xrjyavâaGai âvi^pcoOévTaç TCEpiCTaà xal ^y; xal àiroxX'/^pwcrat ttévte ècoutcôv ô^'OfJi-évouç Ta £pr,(ji,a tv^ç Atêùrjç, xal et ii irXéov Eâoiev tûv Ta fJiaxpÔTaTa iâofxévcov. Ttjç yàç AtêÙTjç Ta (xèv xaTà t^v PopTQÎr^v ^àXoiaaoLv àir' AîyÙTTTOu àp^âpiEvoi (Jt-Éypt 2oX6evTOç 4Kp7)ç, Tfi teXeutôI Ta tt^ç Aiêùr|Ç, TrapY] xouai Trapà Trâaav ^ViêuEç xal Atêùcov eOv£a iroXXâ, ttXtjv

B. — i:,ivre n, Chapitres XXXI-XXXIII

XXXI. — On connaît le Nil pendant quatre mois de route, soit par eau, aoit par terre, au delà de son cours en d'Éléphantine au pays des Transfuges. Ce qui est sûr, les, on trouve qu'il faut ce nombre de mois pour aller d'Eléphantine au pays des Transfuges. Ce qui est sûr, c'est que le fleuve vient du couchant, mais, au delà de ce pays, personne ne peut rien dire de certain, car la contrée est déserte à cause de la chaleur [lxxiv].

XXXII. — J'ai cependant entendu dire à des Cyrénéens [vi] qu'ils étaient allés consulter l'oracle d'Ammon [lxiii] et qu'ils s'étaient entretenus avec Étéarque, roi des Ammoniens [lxx]. La conversation vint à tomber sur le Nil, dont, disaient-ils, personne ne connaissait les sources. Étéarque raconta alors qu'un jour, des Nasaimons étaient venus chez lui. C'est un peuple libyen qui habite la Syrte et un pays voisin de la Syrte au levant [xxxvi]. Comme il demandait à ces Nasamons s'ils avaient quelque chose de nouveau à lui apprendre sur les déserts de la Libye, ils dirent qu'il y avait eu chez eux des fils de chefs [lxx], d'un caractère audacieux, qui, parvenus à l'âge d'homme, eurent en tête des projets extraordinaires ; qu'entre autres choses, ils décidèrent de tirer au sort cinq d'entre eux pour explorer les déserts de la Libye et tâcher d'en savoir plus que ceux qui jusqu'alors s'y étaient le plus avancés. Il faut dire que toute la partie de la Libye qui s'étend le long de la mer septentrionale, depuis l'Egypte jusqu'au cap Soloeis, oii la Libye se termine [xii], est habitée par des Libyens, formant divers peuples [xxx],

Ôcjov "EXXtjveç Kal <î>otviKeç ê/ouai* xà ôè ùuèp 6aXà(7(T7)ç TE xal Twv éjrl ôàXacraav xaTTjK^VTtov âvGptoirtov, xà xaTÛirepÔE 87]picôÔ7]ç iaii t] Atêûv]" Ta âè xaTÙirepOe tt^ç

ÔYJpiCÔÔeOÇ ^â(JL[JLOÇ T£ é(TTl Xal àvuâpOÇ ÔEtVCÔÇ xal £p7](JL0Ç TUàVTWV.

Elirai a)v toùç veyjvtaç àTroirefXTTOfxévouç ùtto tôjv TjXîxcov, ùèoLii T£ xal (TiTioicrt, £Ù é^7]pTL»[jLévouç, iévoLi xà

TipWTa (Jlèv (5 ta TT^Ç 0tx£0(JL£V7)Ç, TaUTTjV ôè ôi£^£XOôvTaç

éç Tr]v Grjpicô^Ea àirixéCTOai. éx âè TauTvjç ttjv é'pripLOv

èt£^l£Vai, T7]V ÔâÔV TTOl£l>(JL£VOl>Ç irpÔÇ ^é'^UpOV àv£(JLOV.

ât£££XGovTaç ôè )(wpov iroXXôv ^apL{jicôâ£a xai év TroXX'Tjai ■yj(jL£p7j(7t tÔ£Ïv ÔTj xoT£ Ô£v0p£a £v TU£<5î(p 7r£(pux6Ta, xat (7rp£aç 7rpo(T£X66vTaç àîrT£(T6at toû £7T£Ôvtoç é-rct twv Ô£vôp£CL)v xapTuoû, à7:TOfjL£voi(Ti Ô£ (7'fi £7r£X6£rv àvôpaç (Tfxtxpouç, [JL£Tpt(ov éXâcTGOvaç âvôpcbv. XaêévTaç âè ày£iv arpéaç" 'f(t>v7)ç ^à oût£ ti tt^ç £X£tvcov toùç Naaapiwvaç ytvcôaxEtv oût£ toùç àyovTaç twv Nacra [jlwvcov. "Aysiv T£ Ô7] aÙTOÙç ^t' èXécov (j.eyîo'Tcov. xal Ôt£H£X6ôvTaç laûTa âirtxécrGat éç irdXtv év r7) iràvTaç £"tvat toTcji àyouai tô (jLÉyaOoç IIctouç, ypwfxa ôè piéXavaç. llapà ôè ttjv ttôXiv ^££tv TTOTapLÔv [xéyav, pé£tv âè àirô èairéprjç aÙTÔv irpôç "î^Xtov dvaTÉXXovTa, rpatv£(TOat âè év aÛTcj) xpoxoÔ£ÎXouç.

XXXIII. — '0 (xèv ^7) ToO 'A(JL(xcovtoL» 'ET£âpyou Xôyoç éç TOÛTO \ioi 6e67]k(!oaB(ù . ttXtjv Ôti àno^oaxriGOLi t£ ê(pa(jx£ TOÙÇ Naaafxwvaç, wç ot Kuprjvatot êXEyov. xal éç TOÙÇ ouTOi âirtxovTO dvÔptÔTTOuç, yoYjTaç £lvat àîiravTaç. Tov <5è 6'/] TTOTajJLÔv TOÛTOV Tov TTapappéovTa xal 'KTÉap/oç ffuv£êàXX£TO £lvat X£ïXov, xal Ôri xal ô X(5yoç oùtco

sauf ce qu'occupent les Greos et les Phéniciens [xxvii] ; au-dessus de la mer et des populations qui la bordent, se trouve la Libye des bêtes sauvages [xxn], et, au-dessus de cette région, s étend une zone de sable, terriblement sèche et entièrement déserte [xxvi].

Les Nasamons ajoutèrent que les jeunes gens envoyé» en expédition par leurs compagnons d'âge partirent avec de grandes provisions d'eau et de vivres, qu'ils traversèrent d'abord la région habitée ; puis que, l'ayant franchie, ils arrivèrent au pays des bêtes sauvages, d'où ils passèrent dans le désert, en faisant route vers le zéphyre. Après avoir traversé pendant beaucoup de jours une longue étendue de sables, ils aperçurent des arbres qui s'élevaient dans une plaine. Ils s'approchèrent et, comme ils étaient en train de cueillir les fruits que portaient les arbres, ils virent venir de petits hommes, d'une taille au-dessous de la moyenne, qui s'emparèrent d'eux et les emmenèrent [lxxhi]. Les Nasamons ne comprenaient rien à leur langue, et eux-mêmes ne comprenaient pas les Nasamons. Ils les conduisirent à travers de très grands marais. Après les avoir franchis, on arriva à une ville dont tous les habitants étaient de la même taille que ces hommes et avaient la peau noire. Le long de la ville, coulait un grand fleuve, qui se dirigeait du couchant vers le soleil levant. Il y avait dans ce fleuve des crocodiles [lxxh].

XXXIII. — J'ai reproduit jusqu'à présent le récit d'Étéarque l'Ammonien. Il ajoutait, au dire des Cyrénéens, que les Nasamons, étant revenus chez eux, affirmèrent que ces gens chez lesquels ils étaient allés étaient tous magiciens. Quant à ce fleuve qui passait le long de la ville, Rtéarque pensait que c'était le Nil et la raison le veut ainsi. Le Nil vient, en effet, de la Libye et la coupe par le milieu.

alpéei. 'Péet yàp éx AiêÛTjç ô NeïXoç /.al (xéarjv TàfjLvcov Ai6Û7)v xai (bç éyo) aufjiêàXXofxai xotai é(jL(pavé(7t Ta lii] Ytvco(7x6(X£va T£K(xatp6(i,£voç, tô) "larpco éx twv tgcov [jiiTpwv ôpfxâTai. "IcjTpoç te yàp iroTafxôç àp^à(X£voç 'x KeXtwv xal riuprjvrjç ttôXioç péet (JiédTjv a/îC^v t7]v

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