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ROI DES BEI^GES

OFFICIERS ET SOLDATS 20g

les Allemands, comme il a tiré le premier. Ce serait le digne couronnement de ses aventures.

ly' HÉROÏSME d'un HiGHI^ANDER.

Un soldat du génie anglais, revenant à Lagny, raconte le trait d'héroïsme suivant, accompli par un highlander :

Cent cinquante soldats de cette arme étaient chargés de tenir un pont. Soudain les Allemands, dissimulés derrière un bois, ouvrirent le feu, et un détachement ennemi beaucoup plus considérable que celui des highlanders se précipita vers le pont. Malgré une défense énergique, les soldats écossais succombèrent sous le nombre.

Tous furent tués, à l'exception d'un seul, qui, chargeant sur ses épaules le seul canon Maxim dont la petite troupe disposât, le transporta à l'extrémité du pont et, bravement, fit face à l'attaque allemande. Tranquillement assis derrière sa pièce, il tira, tira... jusqu'à ce qu'enfin il tomba mort à son tour.

Mais son magnifique dévouement n'avait pas été inutile ; les Allemands avaient été retardés suffisamment pour que des renforts vinssent leur donner la chasse avec succès.

Le corps de l'héroïque highlander, relevé par des soldats, ne portait pas moins de trente blessures.

Un Iri^andais.

C'était un de nos hommes, un simple soldat du régiment royal irlandais. Nous apprîmes qu'il avait été capturé la veille par une troupe de cavalerie allemande en maraude, et retenu prisonnier dans la ferme où nos ennemis s'étaient mis en embuscade. Il éventa leur plan et, bien ! . 14

qu'il sût qu'au moindre mouvement il serait fusillé, il résolut de s'enfuir pour nous avertir de ce qui nous attendait, et il y réussit.

Il fut atteint de plus de douze balles et blessé à mort. En attendant la fin du combat, nous le transportâmes dans une maison voisine. Le lendemain, nous l'enterrâmes avec les honneurs militaires. On ne trouva sur lui ni médaille, ni quoi que ce soit qui permît de l'identifier. Nous ne pûmes donc inscrire sur sa tombe que le témoignage rendu naguère à un plus grand que lui : « Il a sauvé les autres ; il n'a pu se sauver lui-même. » Pas un œil ne resta sec quand nous le déposâmes à sa dernière demeure, dans le petit village.

(T. P's Journal of Great Deeds.)

Comment un fusiuer gagna i,a « Croix de Victoria ».

Les Allemands étaient terrés à moins de 80 mètres sur le revers d'une colline, et leurs retranchements étaient beaucoup plus forts que les nôtres. Les obus et les balles ne tardèrent pas à pleuvoir de toutes parts. Nos hommes tentèrent de prendre la colline d'assaut : hélas ! ils tombaient, l'un après l'autre, sous la grêle des projectiles. Les ennemis étaient au moins douze contre un, mais nos hommes tenaient bon, combattant comme je n'ai jamais vu combattre personne. Nous avions un vrai chef, le major Robb, qui entraînait ses hommes à merveille.

Le lieutenant Twist tenta de gravir la colline avec une compagnie ; mais il fut bien vite abattu. Je le vis tomber, et malgré les shrapnells et les balles qui pleuvaient drus comme grêle, je réussis à le ramener dans les tranchées.

Je vis alors tomber le fusilier Howson, un garçon de

Darlington, et je fus assez heureux pour remmener à Tabri. Le pauvre diable avait eu le cou et Tépaule traversés par une balle, je crois pourtant qu'il a survécu. Je retournai à la ligne de feu et je pus en ramener le fusilier Maughant.

Ma dernière expédition fut la plus difficile de toutes. J'avais à franchir la crête de la colline jusqu'à 30 mètres des tranchées allemandes : je ne sais vraiment comment j'ai échappé ! Je rampai à plat ventre et avançai de mon mieux ; j'eus ainsi le bonheur de ramener le major Robb, à la barbe même des Allemands. Ce fut un rude travail de le rapporter ; en chemin je reçus une balle dans le dos et je tombai, mais'^nous étions à portée de nos hommes.

{Great Deâds,)

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