‹ Héros & pantinsChapitre 7 sur 18 · Partie Carrée · texte numérisé non relu

Partie Carrée

Non loin du parc historique de Saint- Cloud, deux très bons diables qui s'étaient ignorés jusque-là, se rencontrèrent au milieu du jour, un dimanche, en plein été. L'un, aussi robuste que pileux et quasi-nu , gouvernait tant bien que mal, en fredonnant, une périssoire, lorsqu'il aperçut l'autre, à demi bossu, fort bancal et chauve comme un genou, qui, s'étant endormi sur le talus de la rive .gauche de la Seine en péchant à la ligne, dégringolait dans le fleuve. En un clin d'œil le canotier avec sa pagaie entra

Oi Héros & Pantim

parmi les herbes aquatiques où pataugeait presque noyé déjà le pêcheur, et le retira tant bien que mal de l'eau. Quelque dix minutes après, assis au fond d'une guinguette riveraine, ils causaient en se séchant devant un grand feu.

— Tu buvais, sais-tu?

— Dame, oui! je le confesse, et plus qu'à ma soif...

Et, très attendris, ils commandèrent un litre d'Argenteuil et se firent de mutuelles confidences en trinquant.

— A ta santé !

— Plutôt à la tienne !

— Oh ! merci bien .

— N'y a pas de quoi.

— Pardon.

— Non pas.

— Si, si!

Clown à l'Hippodrome, celui-ci, Beauceron, aussi gai qu'un moineau, n'avait connu ni père ni mère, était peu renseigné sur son âge et, pendant une quinzaine

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