I. Théocrite, X, v. 4a
3. On peut encore rattacher à la poésie didactique populaire certains dictons familiers (Crusius, Carm, pop., 4if /ia)t qui ont trait au choix du terrain pour les semailles et à la prévision du temps d'après le vent; cf. également la XI* épigramme homérique, sur Téducation des chiens de garde. — Les scolies contiennent fréquemment des considérations morales (cf. Crusius, ScoL, 5, i/i, i5, 17, ao); mais ce genre, particulier à l'Attique, paraît d'invention assez récente. (Cf. Athénée, XV, p. 698, etc.)
3. Aristote, cité par Synesius, De Calvitia, p. 85 b : <( UaXata; (piXoaoçi'a; èv xat; [LtyhTQLi^ àvOptuTOov fOopalç àicoXo|Jiévr]; iyxaTaXe^{A|JLaTa, nepivuOévra Sioe av)VTO|Ji(av xa\
4. Cf. Stickney, op. eit.j p. 43 sq. Ces proverbes présentent généralement la forme
s HÉSIODE
Hésiode fait constamment usage de ces aphorismes, où nous distinguerons, à des indices certains, de nombreuses réminiscences ■. Mais ce n'est point par des citations ou des emprunte formels que se trahit le mieux laction inlime et permanente exercée sur l'esprit de tous les Grecs par les proverbes appris dans leur enfance : un mot, un tour de phrase, nous fait bien des fois reconnaître, en prose comme en poésie, chez Platon comme chez Homère, une allusion, un souvenir inconscient de ces expressions qui étaient a passées dans la chair et dans le sang du peuple » 3. De grands philosophes ne dédaignèrent pas de les étudier 3; plus tard, des grammairiens et des sophistes en rédigèrent des recueils, dont les plus récents nous sont seuls parvenus ^ Par ces collections, nous devinons ce que pouvait être l'enseignement primitif d'oii elles sont issues : une série de notions éparses, isolées, une suite de leçons fragmentaires, que ne groupait aucun lien logique; pour tout plan, une disposition matérielle qui pût venir en aide à la mémoire 5.
De la vogue des proverbes résulte naturellement le développement de l'apologue : un précepte ou une sentence, dont le bien -fondé ne s'impose pas immédiatement, doit être appuyé sur des faits qui en établissent la justesse et dont il dégage la
d'unparémiaque; ils étaient donc déjà soumis à un rythme déterminé, avant leur introduction dans la poésie épique.