I. Cf. infra, p. ia3 sq
a. Bergk, Gr, Litt. Gesch., I, p. 867. Bergk cite comme exemples des expressions proverbiales tirées de VIliade (I, v. i56; — H, v. 4o8), de VOdyisée (XVII, v. 318 et A55), d'Heraclite (fr. 34 Diels), d'Aristophane (Chevaliers, v. 11 30), etc.
3. Notamment Platon, Aristote, Théophraste, Cléarque et Chrysippe de Soles.
4. Outre VAnthologie de Stobée, nous avons conservé les recueils de Zénobios, Diogénien, Plutarque, Grégoire de Chypre, Macarios et Apostolios, réunis par Leutsch et Schneidewin sous le titre de Corpus Parœmiographorum Grmcorvm (GOttingen, i83g-i85i); d'autres recueils de proverbes avaient déjà été composés antérieurement par Aristophane de Byzance, Aristide le Parémiographe, Lucillus de Tarrhes, Didyme (Leutsch, op. cit., Prœfatio).
5. Dans tous les recueils dos Parœmiographi, sauf dans ceux de Plutarque, les proverbes sont rangés par ordre alphabétique. Les compilateurs grecs adoptaient volontiers cette disposition, que nous avons déjà signalée pour les maximes classique! de Ménandre. Une inscription (C. /. G., 43 10) trouvée à Phineka (Lycie) nous donne un exemple assez curieux de cet usage : elle se compose de vingt-quatre sentences monostichiques, en trimètres iambiques, tirées sans doute de divers poètes; les questions les plus variées y sont abordées, sans autre lien qu'un ordre alphabétique, qui va régulièrement d'A à Çl,
moralité'. Mais la fable n'a pas eu seulement cette valeur dialectique ; ce que la morale pratique des Grecs y cherchait, c'était surtout un enseignement par l'exemple; le but du fabuliste, disait Dion Ghrysostome, est « d'instruire les hommes et de leur montrer leurs erreurs, en les amusant par des récits allégoriques^ comme les enfants obéissent à leurs nourrices, qui les amusent en leur racontant des histoires »>. Ainsi considérée, la fable n'était rien moins qu'un jeu d'esprit : Hésiode en usait pour tirer d'une affaire personnelle une règle de conduite universelle 3. Stésichore y trouvait un moyen efficace d'éclairer ses compatriotes sur leur intérêt et leur devoir^. Dès cette époque, le goût de l'apologue était très répandu chez tous les poètes, et les Grecs en reconnaissaient volontiers la haute antiquité^. Certains critiques prétendaient même trouver une fable chez Homère 6; d'autres attribuaient l'invention de l'apologue à telle civilisation plus ancienne que celle de la Grèce 7. H n'y a pas lieu de s'arrêter à ces traditions particulières; elles confirment néanmoins l'impression que nous laisse la lecture d'Archiloque, de Théognis ou de Simonide : l'usage de citer des fables était, à leur époque, établi de longue date^.
I. Ce mode de démonstration morale était très goûté des Grecs, même en dehors de Tapologue proprement dit ; cf. par exemple l'histoire de Glaucos puni de sa mauvaise foi, racontée par Léotychidès aux Athéniens pour les convaincre de relâcher leurs prisonniers éginètes (Hérodote, VI, 86).
a. Dion Ghrysostome, LXXil (icep\ <jy(ri[LOLxoç) : «... vouBerety toùc àvBptôicovc xa\ èici8eixvuvai auTOÎ; arra àjJLapTotvoutxiv... TJôdiievot èiri tô y^^o^V ''*' "^o^C jx'jOotç* fa><r7rep xà izctlàia. xaîç tcrOatc (luôoXoYouiiévat; irpofféx^udi ts xa\ fjSovTai. »