‹ Hésiode et son poème moralChapitre 9 sur 165 · Strictement : I leurs de gerbes (àiiaXXoSéxai · texte numérisé non relu

Strictement : I leurs de gerbes (àiiaXXoSéxai

la partie coupée de la meule; c'est ainsi que se gonflent les épis...^)) Tous ces témoignages sont d'époque relativement récente; mais le genre n'avait pas dû se modifier sensiblement depuis les temps héroïques; le but essentiellement pratique de ces chants excluait toute recherche littéraire, ce qui rendait assez difficile un perfectionnement; la fidélité du peuple à toutes ses traditions est d'ailleurs le plus sûr garant de leur solidité. Les cultivateurs, les meuniers et les tisserands dont -les Travaux décrivent l'existence devaient déjà connaître les diverses sortes de cantilènes que mentionnent les érudits de l'époque impériale; si les mélodies primitives des Lityerses et des Boucoliasmes nous étaient parvenues, nous en retrouverions plus d'un écho dans les vers où Hésiode a condensé l'essentiel des préceptes agricoles 3.

Sous une forme moins directement impérative, et par conséquent d'une portée plus générale, certains dictons populaires semblent l'héritage d'un passé encore plus lointain; Aristote définissait ingénieusement les proverbes u des vestiges d'une antique sagesse^ échappés aux grands cataclysmes de l'humanité grâce à leur concision et à leur élégance » 3. En effet, leur expression imagée nous frappe davantage, se fixe plus aisément dans notre mémoire et facilite leur conservation. C'est pourquoi les proverbes ont toujours été très usités dans l'enseignement de la morale; les Grecs, notamment, leur ont attribué de tout temps une très grande vertu pédagogique ; la place qu'en occupait rétude dans l'éducation hellénique était si considérable qu'on a pu constater leur influence littéraire dès la plus haute antiquité : Homère cite volontiers une maxime courante pour conclure un discours ou résumer une argumentation^;

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