‹ Hésiode et son poème moralChapitre 100 sur 165 · Tr., V. 7i · texte numérisé non relu

Tr., V. 7i

4. Cf. notamment les vers 743-759 (préceptes relatifs à la bonne tenue en société, à l'usage des instruments domestiques, etc.).

5. Tr., V. 483-484, contestés par Flach; ce souci de généralisation Justifle la présence d'une réllexion philosophique au milieu d'un développement technique.

l'expression des IDEES MORALES DANS LES U TRAVAUX » 133

entre les travaux des champs et ceux de la mer est encore une sorte de généralisation >. « Ne mens pas par plaisir, » dit-il à son frèr^ cette prescription est précise, mais trop particulière; la pensée acquiert bien plus d'ampleur, dès qu'Hésiode l'exprime en une maxime moins personnelle : u Une langue économe est un trésor pour les hommes >. »

Cette dernière formule nous fait penser à une anecdote ésopique plus célèbre qu'authentique. Ce n'est d'ailleurs pas une création d'Hésiode : cet aphorisme était antérieur à la civilisation hellénique, et déjà familier à la nation grecque, qui le cite encore couramment aujourd'hui 3. Les proverbes naissent du bon sens populaire, produit spontané du sol, qui, sous des apparences diverses, est toujours au fond de même essence^;

1. Tr., V. 692-693, contestés par Lehrs, Schômann, Flach, Rzach.

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