‹ Hésiode et son poème moralChapitre 112 sur 165 · Il, V, V · texte numérisé non relu

Il, V, V

"Offvov S* f,epoit6s; àvY)p î'dev ofOàX{xoto'iv TJpievoç iv o^oni^, XeOao-(i>v êir\ oivovca ti^vtov. Cf. I, V. 35o, — XXni, V. 143, — Od., I, V. i83, etc.

8. Tr., V. 6aa : Ka\ réte fJLrjxÉTt vy|a; *^x^'^ ^"^^ oivoiti TtivTO). Cf. au vers 6ao : TjepoeiSéa 7i6vtov.

l4a HÉSIODE

bravent les froids de l'hiver que le poète attire d'un mot leur attention sur le souille humide des vents ou l'épaisseur des nuages I. Dans l'épopée, les épithètes de ce genre n*ont qu'une valeur pittoresque; ici, les circonstances où elles sont employées sufiBsent à en modifier profondément la portée : elles contiennent un enseignement.

C'est là un premier progrès; mais lorsque Hésiode approfondit quelque question d'agriculture ou de morale, la nouveauté du sujet ne peut manquer d'entraîner de notables différences dans le vocabulaire. Ce sont des mots inconnus à l'épopée, dont il qualifie le paysan sans bœufs, le « thète » sans maison, le tardif laboureur : â6oÙTT)ç, aowtoç, o^xporriÇ^. Ce n'est pas non plus à cette source qu'il puise pour décrire les animaux de la campagne, la chèvre au long poU, les bêtes sauvages à la poitrine velue, les bêtes des bois sans cornes, la génisse mangeuse de feuilles, la cigale sonore, l'hirondelle au matinal gémissement : «rÇ Tavj6pi;, ôîjpsç îajucrcspvoi, ùXiQy.ct'cat vTf|X6pot, PoOç uXcçoyoç, TérutÇ iQxéxa, TjeXiSwv opOoYit)^-

Les adjectifs qui énoncent une qualité morale sont rarement empruntés à la poésie homérique^. Les jugements portés sur les hommes et les choses y étaient moins fréquents; d'autre part, les défauts que critiquent les deux auteurs et les vertus qu'ils célèbrent de préférence ne sont pas les mêmes; enfin, chez Hésiode, une analyse plus minutieuse exige souvent des termes nouveaux. Les épithètes élogieuses sont rares parmi ces mots 5, mais non celles qui dénoncent un travers, l'injustice^, la paresse^, FavariceS ou la corruption

I. 'Avéfiwv jxévo; ûfpbv àévxcov (v. 6a5, — cf. Od., V, v. 478), (xxoTÔev véço; (v. 555); ce dernier adjectif n*est pas homérique, a. Tr., Y. 45 1, 60a, 490.

3. Tr., V. bilij 5i6, 539, 691, 58a, 568. Cf. uXyj à6T)XT0TaTT) (v. 4ao), àxitoTaTt) (v. 435), TcptvivYj (v, 439),— jjLÎÇa «{xoXYaÎY] (v. 590), — X^^!^^ ô|i6pYip6v (v. 45i), — «YXâa pT)a<ir,evTa (v. 889), — 'ApxToOpo; àxpoxvéçato; (v. 567), — r,pLaxa pouîdpa (v. 5o4), etc.

4. A part les termes très généraux, ayaOi;! xax6c et leurs synonymes, nous n'en avons relevé que cinq : àsafçpwv (v. 3i5), Sai^pwv (v. 654), ôu(JxéXa5oç (v. 196), 8u«j7tl{jLçe>.o; (v. 618), \Lty(x\r[Ttap (v. 656).

5. Eû'opxo; (v. 190, a85), leufi^xti; (v. a3o), jjiÊTpto; (v. 3o6).

6. Acopoçâyoi (v. 89, aai, a64), écSixoc (v. a6o, 373, 334)i x^^pod^^^at (v. 189), itàyxaxo; (v. 81 3), xax6xapTo; (v. 196).

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