Tr., Y. 388 sq
OuTdc TOI itedtcov niktxoLt vdpLoç...
...yvptvbv ffire^peiv, y^M-vov 6à ^ocDxetv, xtX.
...piY)C 5'EntXàOeo icâ(i.7cav* Ttfv6e Y&p àvOpcdicotffi v6|Jiov t\ixoL\t Kpovtbiv.
Ce sont les plus anciens exemples de ce mot; le sens primitif se déduit de Tétymologie : ce qui est attribué à chacun (cf. vljib)), ce dont il fait usage habituellement. — Pour compléter celte liste des substantifs non homériques, ajoutons àdàiia; (v. 147), yXàçu (v. 533), yoveû; (v. 33i), eûçpdvri (v. 56o), Xatxjia (v. i64), vi>a (v. 535, ait. elp.), oatpi<T(i6; (v. 78g, suspect), icrjYac (v. 5o5), p<58o; (v. aao), et les noms de jours Eixaç, etvâ;, Tetpà;, TpnQxdéç, xpioeivàç (v. 765-821).
6. MuXtâco (v. 53o), xpcoCw (v. 747), xoxxu^w (v. 486). Cf. le verbe xcotiXXw (v. 374)) qui exprime le bavardage de la femme.
7. Par exemple ceux qui concernent ré&it de Tatmosphcre : 0(i.6p6b> (v. 4i5), —
l46 UÉSIODE
verbe est surtout le terme le mieux approprié à l'expression des idées abstraites : il est par excellence Tinstrumenl du raisonnement, comme Tadjectif est celui de la description. Les verbes abstraits de la langue d'Hésiode sont rarement des mots simples I. Le plus souvent, la notion que contient la racine est analysée ou précisée par un préfixe, et l'emploi des verbes ainsi composés donne à la forme une netteté rigoureuse ^ Cette impression est plus vive encore lorsque le verbe est formé à Taide de deux prépositions, procédé cher aux orateurs et aux philosophes, car il permet à l'écrivain de noter d'un seul mot les actions les plus complexes : un héritier doit être u laissé derrière vous en possession de vos biens )), un conseil doit être « placé dans le cœur tout au fond »3 ; le verbe èxsiJLÔiXXw détaille avec beaucoup d'exactitude la pose d'un couvercle sur une jarre ^. Les Grecs ont toujours été d'habiles logiciens, qui se plaisaient à établir de subtiles distinctions soit entre les objets, soit entre les idées; Hésiode est le premier de leurs écrivains chez qui cette tendance soit aussi manifeste s.
les travaux des champs : itokita (v. 46a, suspect), vntipta (v. Sgi), 90pTtCo{iai (v. O90), XopTaÇcâ) (y. /|5a), - le commerce : «XouTéw (v. 3i3), ?£p6<D(v. 877), wvéopiai (v. 340. Quaat aux verbes h^ki^é^ (v. 727) et oypiw (v. 739, 788), on ne sait trop dans quelle catégorie les classer.
I. *Aàw (v. 383), Ppiau) (v. 5, suspect), J^r^Kétù (v. a3, 3ia), XuirlcD (v. 401), ixaupoo» (v. 3a5), {jLÊjiçopLai (v. 18G), ffoçiJ^otiai (v. 649), aTépojiai (v. 211, suspect), çr^ixtCco (v. 764). Nous comprenons dans cette liste les verbes dérivés, c'est-à-dire tous ceux qui ne contiennent qu'une seule racine.
a. Sans doute certains de ces verbes existent déjà chez Homère, comme àva^jx*^ (v. 608), àicoXetufa) (v. 489, 696), dixYipii (v. 5i4 sq.), Siaxptvb) (v. 35), etc. Mais nous en avons compté dans les Travaux vingt-deux nouveaux, de sens soit physique, soit moral: ocTcoSpéTtfa) (v. 611), àico(ieîpo{i3t (v. 678), dtaTCKaati) (v. 276), StatTsxpiatpopiott (v. 398), svTpécpci) ou éxTpéçfa) (v. 781), èxxopuçéco (v. 106), Êxic£TO{xai (v. 98), è^aX£o}i,at (v. io5, 768, 80a), è^Y^XOov (v. a 18), Êicaupsci) (v. a4o, 419)» imyx-cpita (v. 397), i<nLO[Li^ui (v. 606), xaTaêpiOfa) (v. a34)) xaTavaico (v. 168), xaTaçpâCoiMti (v. a48), xxTsXéyx^ (v. 714), xatoiràsw (v. 3a4), Tcapaçaivco (v. 734), irepiéwupit (v. 539), icpoçpdeCd) (v. 655), avppcLiCTbi (v. 544), ffVffxiâÇu) (v. 61 3).
3. *EYxaTaXEi'irw (v. 878), èvtxâxéeo (v. 37, 637, seule forme hésiodique du verbe £YxaTaTiOr}(j.i : certains éditeurs lisent ev\ xctTOeo).
4. Tr., v. 98; cf. îcapexêatvfa) (Sixaiou) (v. 336), et evaTCO'j/AJx^ ('*^- 7^9)» terme d'une singulière précision. Le verbe à7cavaîvo(iai (v. 45M, de formation analogue, se trouve déjà dans VHiade (VU, v. i85) et dans VOdyssée (\, v. 397), ainsi que le fréquentatif ^xpta^itù (v. 538 : arpto^âtai).
5. Ou peut rapprocher des verbes cités deux adjectifs composés suivant le même principe : àveii(Çe<TTo; (v. 746) et àveTttppsxTo; (v. 748); la prose ne les a pas adoptés. — Quant aux verbes formés par la juxtaposition de deux radicaux verbaux ou nominaux, ils sont très rares chez Hésiode : 0^i{jio6opsh) (v. 799), vXotop.é(i) (v. 433), Wo^ap^Cw (v. 490); ce dernier seul est homérique (cf. H., VI, v. loi, etc.)*
l'eXPAESSIO.^ des idées morales : le STtLÊ 1^7
Dans Tensemble, Hésiode ajoute surtout au vocabulaire épique des noms de choses rurales, des qualificatifs énonçant des jugements moraux et des termes abstraits de tout ordre, qui donnent au style moins de couleur, mais plus de précision. Pour clore notre liste déjà longue, citons encore trois adverbes nouveaux : sjjLireXaîov, jjLsjwOt, ::p36aÎY;v» ; tous trois désignent une position dans l'espace, et sont, comme les noms de mesure créés par Hésiode, aussi exacts que peu imagés. L'excès de cette recherche ne va pas sans une certaine raideur, et il en résulte parfois une sécheresse, voulue ou inconsciente, qui contraste avec la facilité et l'abondance homériques. Quand Patrocle revêt les armes d'Achille, chaque pièce de l'armure est nommée et décrite avec soin, mais ces détails servent précisément à rehausser Téclat du récit : « Il mit autour de ses jambes les belles cnémides attachées par des agrafes d'argent ; puis il entoura sa poitrine d'une cuirasse chatoyante et constellée, qui appartenait au rapide Achille ; sur ses épaules il jeta l'épée d'airain aux clous d'argent, puis le bouclier vaste et solide... ^ )> Les termes les plus techniques ont ici une puissance évocatrice, qui fait de cette énumération un tableau. Chez Hésiode, les passages analogues sont loin de parler ainsi à notre imagination ; c'est avec des chiffres et des proportions qu'il dicte ses prescriptions, qu'il s'agisse de tisser un vêtement, de fabriquer des outils, de fixer la durée des travaux ou la ration des agriculteurs : u Que la chaîne de l'étoffe soit peu abondante, que la trame le soit beaucoup... 3. Coupe un mortier de trois pieds, un pilon de trois coudées, un essieu de sept