I. Tr,, Y. 4a3 sq
"OXixov (AÈv tptird6T)v xapivecv, uicepov de TpcirQ^w, «Çova d* èT:Ta7C(53T)v' (ActXa yàp vj toi apfievoc ouici);*..
a. Tr,, V. 6ia-6i3 :
AeUat 6* y)sX(O) 8éxa i* r^^axa, xoi Séxa vtSxtaç, TTÉVTe ôè ouffxtdt^ati, extw 8* et; «YT^' àçuaaai.
Toî; ô' ajxa Te<TffapaxovTaeTr); al^vibc ëtcoito apTov ôei:r/r,ffa; TetpaTpuçov, oxTaSXcopiov .
• h. Tr., V. 596 : *
Tp\; Côato; icpo^éeiv, xo 5à TcrpaTOv ilpiev otvou.
5. Le verbe Tipo^éeiv n'est employé dans V Iliade qu'avec la valeur de verser en avant (XXI, v. 219 : ou... Sûvai^at TCpoxeStv pdov si; âXa), ou bien au sens figuré, en parlant d'êtres humains (II, v. 465, — XV, v. 36o, — XXI, v. 6). Les expressions oivov spLicrvov (Od., I, V. iio), oîvov... xépwvTai {II, IV, v. aSg sq.; — cf. Od., XXIV, v. 364) font allusion au môme usage, mais sans préciser autant.
6. Nous en avons relevé des exemples aux vers 83, 167, 160, 173, 466,473, 479, 6ao, 633, 638, 816, etc.; cf. encore les expressions: [LTilirfiioL xapTiov (v. 17a, —cf. IL, XVIII, V. 568), àlye* X^ypà (v. aoo,— cf. //., XIÏI, v. 346) et xriSea X^ypà (v.49, 95,— cf. IL, V, v. i56,— Od., XI, V. 369), ipyaXlov 7i6Xe|xov (v. 379,— cf. IL, XIV, v. 87), dcÊO-içpova ÔuuLOV (v. 3i5, — cf. Od., XXI, v. 3o3), ôpO; û^ixo|i.ou; (v. 609, — cf. //., XXIII, V. 1 18), h v/ji {lÊXaîvTj (V. 630, —cf. IL, I, v. 433), çtXov r.Top (v. 30o, — cf. //., m, V. 3i), etc.
L*EXPRESSlON DES IDEES MORALES : LE âTYLE ll^Q
croit entendre, comme repris par un écho, le chant des vieux aèdes, en retrouvant, parsemées au milieu des préceptes hésiodiques, les constructions qui leur étaient chères : un génitif se soude avec le nom qu'il complète et finit par s'y grefiFer si bien que le poète ne peut plus, semble-t-il, les répéter l'un sans l'autre : çuX' àvÔpwTCwv, àv£(xcio ÔuéXXt), Aïoç 5u.6poç ' ; déjà ces mots résonnaient ensemble à la fin d'hexamètres homériques. Ailleurs, le même accusatif précise le sens du même verbe ^; un pléonasme, une locution quelconque est transportée sans aucun changement dans un vers d'Hésiode 3. Ces réminiscences de détail s'accumulent parfois dans un développement, et donnent au style une couleur absolument épique, sans qu'il y ait imitation précise d'un passage déterminé. Les récits mythiques acquièrent souvent cette allure homérique par le simple choix des mots et des tournures :
©ijxe a jJLiv Kpov{Sr^ç ù^H^Myoç^ alôépt vafwv, yatr^ç [t'J èv ^(Çifidi xal xfipifsi i:oXXov à(JLe(v(i)...
ripwTjv [xàv Çwsffxov ewt -^Bovi f OX* àvOpcoTccov vsaçtv aT6p te xaxoiv %m ôf-cep y^a'ke'KoXo wévoto^.
Au début de la description de l'hiver, l'illusion est complète: non seulement de nombreuses locutions sont prises d'abord à VOdyssée, puis à VIliade, mais de plus les adjectifs abondent, sans que leur emploi décèle un poète didactique :
''Offre (Bopixç) îti Qp-é^^ti^ [xTcoxpoçou vjpéX icivto) l\L%itù(jotq à)pive' (JLéiJLUxe Sa yaXa xal uXt]* TCoXXàç 3à SpOç u(|;tx6(jL0uç eki'cxç xe izoc/eiaç oiptoq ev Pi^ffaYjç tciXvS x^ovt içouXu6ote{pY)^.
I. Tr., V. 90 (cf. Od., VII, V. 307), v. 55 1 (cf. Od., X, v. 54), 62661676 (cf. IL, V,v.9i).
a. ewjibv àxevdiv (v. 399, — cf. IL, V, v. 869, — Od., XXÏ, v. 3i8, etc.).— Cf., avec UDe tout autre construction : àXyea n(x<iyt\ (v. an, — cf. IL, XX, v. 297).
3. *r^/66ev EX ve^éuv (v. 449, — cf. Od,, XX, v. iq4), 8Yi{i6v te «dXiv te (v. 637,
— cf. Od., VI, V. 3), 9pg<Tlv Tjffiv (V. 47, — cf. //., XIII, v. 558), Sv xoiTa Ouiiév (v. 358,
— cf. Od., XX, V. 59), Aibc ' «Ysyavia (v. a56, — cf. IL, III, v. 199), etc.
4. Tr., V. 18-19, 90-91. L'expression votr^iv aTsp te ne se trouve pas chez Homère, mais cette sorte d'amplification pléonastique est, nous venons de le constater, très homérique.