‹ Hésiode et son poème moralChapitre 125 sur 165 · MéfJiuxE... CJXyj (v. 5o8), çuXXa x^u (v. fiai · texte numérisé non relu

MéfJiuxE... CJXyj (v. 5o8), çuXXa x^u (v. fiai

8. KpaîiV î(8a>t(e) (v. 45i), — pii^ «... âjirjxaviY) xarajjLap^/ip (v. 696). Cf. v. 36o : t^y' ew^x^***^*^ çfXov TjTop, etc.

l'expression des idées morales : LE STYLE 167

avons vu qu'il est impossible, dans bien des cas, de fixer entre eux une limite précise, et de savoir si ces termes imagés sont l'expression d'une croyance ou simplement des figures de rhétorique. La course vagabonde des maux sur la terre, le Jardeau de la réputation, la haine de la faim pour le travailleur sont des locutions que le polythéisme faisait naturellement éclore, alors même qu'elles n'évoquaient pas expressément une divinité réelle'. De toute façon, la métaphore n'est pas un ornement littéraire introduit artificiellement dans la poésie; c'est une forme que la pensée des Grecs, par un instinct de leur imagination et sous l'influence de leurs conceptions religieuses, a spontanément revêtue.

Au lieu de nommer directement un objet, les poètes préfèrent encore le désigner en énonçant une de ses qualités, qui le caractérise nettement. Quoique la forme soit alors moins concise, ce procédé convient à la poésie morale, quand il peut y avoir quelque intérêt à mettre en relief la qualité sur laquelle on insiste. Il est tout naturel qu'en parlant de la cruelle bise d'hiver Hésiode ne dise pas simplement ave^xoç, mais tç âvifJLSj; de même, la nécessité d'avoir un épais manteau pour se garantir ressort de l'expression qui désigne ce vêtement, Ipu^xa xpo6;^. Mais le plus souvent, les périphrases hésiodiques sont de pures imitations, et conservent leur caractère épique d'amplifications désintéressées. «Le 6, )> dit Hésiode, « il faut châtrer les chevreaux et les moutons. » On attend un nom familier et précis ; mais un souvenir traverse l'esprit du poète, qui termine son vers par une locution homérique : xwea {a-ôXwv^. C'est pour une raison analogue qu'Orion est appelé (jOfvo; 'ûaptwvoç, aOévs;

I. Tr., V. loo: *'AXXa Sa pivpia X^ypà xar' avOpcuYrou; àXà\Y]Tat, V. 761-763 : 4>TJ(jLY]... àp^aXé/)... çépeiv, V. agg-Soo : 'Ep^dtseu, ••• oçpa ae Xi|xoç £-/6atpT]. Cf. les passages où des phénomènes célestes sont doués d'une pensée ou d'une volonté: cSt' av... *ApxTo-jpov... Î8ti... *Hw; (v. 609-610), UXY)'ta6s; (tOsvoc o6pt(jiov *liap{b}voc çevyouffai (v. 6 19-620),' etc.

a. Tr., V. 5i8, 536; ces expressions sont d'ailleurs homériques: cf. //., XXIII, V. 7i3, etc., — IV, V. 137. — Le même intérêt didactique se retrouve dans bien des développements qui paraissent au premier abord purement verbaux : aî^y)v xal 2tEpT)v àp6(ov (y. /i6o), c'est-à-dire labourant quelque temps qu'il fasse ; ~ a>p7) èv «(ii^Tou, ôre T* T)éXtoc XP^> xâpçei (v. 675) : raison de plus pour travailler dès l'aube; — sur le vers M (rareté de l'yeuse en Béotie), cf. p. 65, n. 3.

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