‹ Hésiode et son poème moralChapitre 126 sur 165 · Tr., V. 786; — cf. Od,, IV, v. 4i3 : ittUai fjtTjXwv · texte numérisé non relu

Tr., V. 786; — cf. Od,, IV, v. 4i3 : ittUai fjtTjXwv

c6p'.jiLov 'UapCwvsç, le forgeron 'A^vatr,^ S^jiwe^, le blé àrt^L-fyispoc ...âxTi^/; toutes ces allusions mythologiques n'ont pas d'autre raison d'être que d'accentuer l'allure épique de certains vers^ Si la périphrase a parfois une valeur exhortative, c'est d'une manière très indirecte, par Tautorité que donnent toujours à la voix du maître la grandiloquence et l'emphase. Même sans analyser une idée, toutes les expressions peu ordinaires l'imposent à l'esprit : « En blessant la Justice, on se frappe soi-même i/icurablemeni : ...5{y.r,v ^XÎ^xç vT^^xeaTov iaffOfj^. » L'adverbe ajoute peu de choses à la pensée, mais il est pour beaucoup dans la vive impression que produit cet avertissement. De même les pléonasmes, qui abondent, répondent quelquefois à une réelle nécessité d'appuyer sur un précepte^; mais la plupart du temps ils contribuent seulement à donner au style cette solennité que nous avons vue si souvent recherchée par Hésiode^. Â ce style emphatique convenait la longue période épique, riche en apostrophes, en appositions, en propositions incidentes qui amplifient l'expression plutôt qu'elles n'analysent la pensée. Les exclamations sont rares chez Hésiode; elles témoignent d'une certaine impatience éprouvée par le poète au souvenir d'une sottise ou d'une mauvaise action qu'il rapporte^. Le développement par appositions est au contraire chez lui un procédé très familier : tantôt c'est un substantif qui répète par une désignation nouvelle le nom d'un objet précédemment cité, tantôt c'est une épithète détachée du nom,

1. Tr., V. 598, Gi5, C19, — 43o, — Sa, /|66, 597, 8o5; — cf. 6i4, 566, etc.

2. Même absolument otrangcrcs à Tépopée, les périphrases ne sont parfois que dos amplifications verbales; c'est ainsi qu*au vers 753 :

il n'était nullement besoin d'insister sur l'idée de çaidpôç.

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