I. Cf. Hymn. hom„ I, v. i3a
XpT)9(i) S* avOpft&icoiai Aib; vT)[xepTéa pouXv.
3. Sur romnisciencc et l'infaillibilité que Toracle de Delphes s'attribuait à luimôme, cf. Hérodote^ 1, 1^7 :
OUa S' iyia i|/a(ipiou x àptO(ibv xa\ \LixpùL OaXàajY);,
xa\ x(i>9o0 <jvv(y)(ti, xàl ou fcoveOvTO; àxo*jci>. ^
3. Voir par exemple dans Hérodote (1, 65) et Diodore de Sicile (111,3) la consultation de Toracle par Lycurgue (vers le début du ix* siècle).
/i. Cf. Hérodote, I, 55, — IV, i55, 157, lôg,— VI, 19, 98; — Pausanias, II, ao, 10,
— \ III, I, 6, — IX, a, 3, - X, I, 4, etc.
5. Cf. Hérodote, I, 67, — III, 57,— VU, i4i ; — Pausanias, V, a, 5, — VI, 9, 8,
— VIIÏ, 9, 4; — Plutarque, De Pythiœ oraculis, 11, 27 ; — Athénée, V, p. a 19 a, etc.
INTRODUCTION l3
précise des rites à observer, des chefs à élire ou de la politique à suivre; une exhortation se joignait parfois à ces avis, mais elle ne s'appliquait qu'aux circonstances présentes'. Cependant l'oracle avait aussi dans sa clientèle des particuliers qui venaient le consulter sur la direction de leur vie privée et qu'il mettait en garde contre leurs défauts les plus graves, tels que l'avarice, l'impiété ou la présomption ». D'autres lui demandaient la solution des cas de conscience embarrassants : « Un acte involontaire peut-il être répréhensible? — Ce qui est inévitable, le dieu le pardonne 3. » Voilà tranchée, avec un libéralisme surprenant pour l'époque, la question de la responsabilité morale. — « Qui est le plus coupable, celui qui abandonne son ami en péril, ou celui qui le tue par méprise en pensant le secourir? » Le dieu chasse le premier de son temple et accueille favorablement le second, « car le sang ainsi répandu ne souille pas, il purifie les mains du meurtrier » ^. C'est un véritable problème de casuistique qui est ici résolu. — v Peut-on s'approprier un dépôt au moyen d'un faux serment? — Le
1. Par exemple le dernier hémistiche de Toracle qui prédisait aux Athéniens la destruction de leur ville (Hérodote, VII, i^o) :
Kaxotc 6' èmxtâvats (Ki(t6v.
Ce caractère des réponses de Toracle tient évidemment à la nature des questions qu'on lui adressait : quand on ne lui demande pas une prédiction formelle (et xi; 9cXout7)<rEi, vixi^Tet, Pa<TiXe-j9eO» la consultation, quel que soit son objet (icep\ icatSoiv, nept yovou, nepi yEveT)ç, ntpi t£xv(ov yvtifjttùç, icsp\ tcXeuttic, etc.), se réduit, en fin de compte, à cette question très particulière : « Ti XP^ iroietv; » (Xénophon, Mémor., I, 4, i4-i5,— IV, 3, 12; ^Cyrop., I, 6, k^\-^ Hipparch,, 9, 9 ; — Sympos., 4, 47.) Cf. E. Legrand, Quo animo Grœci, prœsertim F* et /F* seculis, tam in vUa privata tant in publicis rebtt$ divinationem adhibaerint (Paris, 1898), Parsprior, I : Qaid commodi Graei ex divinatione sibi speraverint (p. 7-32).