‹ Hésiode et son poème moralChapitre 14 sur 165 · a "Aicavra Tàvayxaîa owyxwpcî 6e · texte numérisé non relu

a "Aicavra Tàvayxaîa owyxwpcî 6e

(Pluttrque, loe. cit.)

Cette réponse est faite à un jeune prêtre d'Héraclès Misogyne, qui, dans un moment d'ivresse, a manqué à ses vœux de chasteté.

4. «"ExTEiva; tbv Italpov à|A\jva>v' o'S a* £(MavEV otl^LOL, icéXsi; 6e X^P^? xaGoepcotEpoc, iPj itdpoc r^aOa. »

(Elien, V. ff., III, 44.)

«erment a un fiU sans nom, sans mains, sans pieds, rapide cependant, qui s'attache au criminel, jusqu'à ce qu'il ait étouffé, détruit sa race entière et toute sa maison ; tandis que Thomme fidèle à son serment voit sa famille de plus en plus florissante >. » On a remarqué que ce dernier vers se retrouve textuellement chez Hésiode ' ; il n'est pas impossible qu^une réminiscence du grand moraliste ait inspiré la Pythie; peutêtre estril plus vraisemblable que tous deux aient puisé à une Hource commune, en reproduisant quelque aphorisme encore plus ancien, d'origine sacrée ou profane. Quelle que soit la raison de cette coïncidence, elle montre que les sentences de l'oracle consistaient en formules préparées à l'avance, assez générales pour pouvoir, malgré leur nombre nécessairement restreint 3, s'appliquer à toutes sortes de personnes; les premiers vers de la réponse étaient improvisés pour amener cette conclusion, en la rattachant à l'affaire particulière soumise au jugement d'Apollon ^. C'est ainsi que des considérations toutes personnelles sont amplifiées par des lieux communs qui élargissent le débat et donnent plus d'autorité à la sentence, en la fondant sur un principe d'une portée plus vaste. Quand la Pythie éconduit les Sybarites homicides et sacrilèges, elle ajoute à son refus un avertissement que tous auront profit à méditer : « Pour ceux qui font le mal, fussent-ils nés de Zeus, le terme de la justice est proche, inévitable ; le châtiment est suspendu sur leur tête, sur celle de leurs enfants, et dans leur

oùSà irîSe;' xpaiicvb; Sa (lETépxeTai, el^âxe ic&<Tav

*Avépo; ô' eù6pxov yeveT) |iETditta6ev «(leîvcdv. »

(Hérodote, VI, 86, v. /I-7 de Toracle rendu au Lacédémonien Glaucos, fils d'Epikydès.)

Page 1