ApTCaxTtf; (v. 68A) "» OTi ipiraxT^c c^ti
4. Telle est l'anacoluthe qui résulte de la suppression d'un pronom relatif :
Tt)c Sk A^xY}c ^60oc éXxo{i£vT)c ^ x* ôtvSpec oiytaci
Softpoçayot, axoXiTjc Sa Sixv^c xpivbxri dliitorac (v. aao sq.)»
Cf. v. 337 : ^Iffov S' 8ç tt* IxéTiav 8c te Çeîvov xaxbv îfpÇtj.
5. Tr., V. 33 : ToO xs xopeaaàpievoc veîxea xal 8vjpiv of éXXoiç.
Cf. V. aao sq. et ag6 sq. Cette construction est assez fréquente même on prose (cf. Kûhner-Gerth, II, i, p. a 49).
6. Hésiode l'emploie surtout après un adjectif ou après le verbe cTvat ; cf. v. 376-
77 • MouvoYevT)C Se icaïç oTxov narptaVov s ir\
9ep6é|iev...
Cf. V. ai6 (6So;..* napeXOetv xpeiWuv), 3o6 (spya çtXa... xo9{ietv), ^ag, 438, 446, 767, 773, 775, 784, 785, 787, 813, 8i5. 11 est plus rare après d'autres verbes, tels que oireuSctv (v. 673, — cf. Pindare, Ném., IX, v. 5o) et l'expression iuXéTQv êx^juv (v. 457). Au vers 5a6, cette construction ottre un exemple remarquable de concision : ...Seixvu vofibv 6p|iv)0T|vai (= sur laquelle il puisse s'élancer).
7. Cf. encore la construction très concise in' t)û xoTtov (v. 574), l'ellipse fréquente de Ti; (v. la, etc.), l'emploi absolu de çoiTôxriv (v. 535, — cf. IL, IX, v. 10, — XXIV, V. 533, - Od., XIV, V. 355), etc.
8. Tr., V. 5o4-5o5: Mrjva Sa Avivaiûva... toûtov àXeuavOai (» c'est bien eeluirlà contre lequel on doit se tenir en garde).
les mêmes goûts que nous avons déjà constatés en étudiant le style des Travaux.
Dans un poème essentiellement composé d'exhortations et de préceptes, il est naturel que les formes impératives et exhortatives soient plus nombreuses et plus variées que dans tout autre ; il peut même arriver qu'entre diverses tournures de signification ordinairement identique une distinction s'établisse, de par la valeur plus précise que chacune acquiert. Il en résulte sinon une divergence profonde, du moins de notables diflerences entre la syntaxe d'Hésiode et celle de l'épopée. C'est ainsi qu'en étudiant l'emploi de la particule cL devant les noms au vocatif, le philologue américain John Adams Scott a constaté que l'interjection, omise le plus souvent dans l'Iliade comme dans VOdyssée, est, au contraire, exprimée six fois dans les Travaux, sur un total de treize exemples >. M. Scott en conclut que l'usage de Si avec le vocatif est moins épique; mais pour expliquer la diflerence de proportion chez Hésiode, il admet que les six apostrophes où la particule est énoncée sont des exceptions, manifestant soit l'impatience, soit la familiarité du poète, lorsqu'il interpelle ses juges ou son frères Cette explication ne nous semble guère acceptable : d'abord, la prétendue exception serait à peu près aussi fréquente que l'application de la règle; puis, sur les sept passages où la particule est omise, quatre sont encore adressés aux rois et à Perses 3; ce serait une question bien délicate à résoudre que de trouver, par exemple, pourquoi la mauvaise humeur d'Hésiode contre ses persécuteurs s'exhale au début et non
I. Voici los résultats auxquels aboutissent les calculs de M. J. Â. Scott (American Journal of Philology, XXIV, a, p. 193-196) :
Iliade 78 exemples avec c^, 6a8 sans u.
Odyssée,,, io3 — — 5i5 —
Travaux . . 6 — — 7 —
Théogonie, a — — la —
Bouclier . . 4 — — 4 —
II va sans dire que nous laissons à Tauteur rentière responsabilité de cette statistique; en ce qui concerne les Travaux^ elle est parfaitement exacte.
a. ^O pa<xiXr|2; (v. a48), w IIsp^o (v. a7,"ai3, 37^, 611, 64r).
3. Tr., V. a86, 399, 397 (II s ptni), a63 (paffiXtjÊ;). Les autres exemples setrouventaux vers I (MoOoat), 54 ('laicETiovi'fiïj), 307 (Saipioviv)). M. Scott écrit sans doute au vers 10, avec les meilleurs manuscrits, iHpar), et non, comme la plupart des éditeurs,
nip9i].
l'expression des idées morales : LA LANGUE ET LA VERSIFICATION I7I
à la fin de la même tirade >. Ce qu'établit la statistique de M. Scott, c'est précisément que, si & n'est pas familier à l'épopée, la langue d'Hésiode s'écarte ici de celle d'Homère, pour se rapprocher du ton de la conversation courante >.
Dans l'emploi des nombres, la précision semble aller en augmentant : Homère employait indifféremment le duel ou le pluriel 3; cette confusion n'est plus faite qu'une seule fois par Hésiode^; dans deux autres passages, la valeur du duel ^ie est très nette : les bœufs du laboureur doivent toujours aller par paire ^. Quant à l'usage illogique, mais traditionnel, du pluriel u poétique », il est constant dans tous les genres, et l'emphase qu'il donne au style ne pouvait déplaire à Hésiode 6; cette construction n'est à remarquer que lorsqu'elle s'applique — chose assez rare — à des noms abstraits^.
A l'époque d'Homère et d'Hésiode, le sens et l'emploi de chaque temps n'étaient pas encore rigoureusement déterminés : l'un comme l'autre donne à l'imparfait la signification d'un aoriste s, au parfait celle d'un présent^, à l'aoriste moyen