‹ Hésiode et son poème moralChapitre 147 sur 165 · Tr., V · texte numérisé non relu

Tr., V

7. Cf. Meister, op. cit., p. 160. Eustathe(p. 75, 34) dit aussi : «''Ean $k xaroi toù; TtaXaCouc RotcoTâv xa\ AtoXécov 6 toioOto; vinoç toO axrïV^OLriaiLO^. »

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Dans la conjugaison athématique, deux formes sont à remarquer : SiSoX etxtXvS; la première se rencontre plusieurs fois chez Homère, et la seconde y a des équivalents <; l'une et l'autre se retrouvent en lesbien; elles appartiennent donc également à Téolien d'Asie =.

De la même source paraissent encore provenir la particule xe^ et l'adverbe TcoXXdbtt^. Peut-être même faut-il y faire remonter les mots 38ptoç, u6pi£ç, ïrflbx, earasîxai, Toajsç, 8(xajffav^ et les particules syncopées icap, xaS, Y.i[Lj dev, oip^; toutes ces formes existent en éolien; mais comme elles se retrouvent dans divers autres dialectes, on ne peut se prononcer avec sûreté sur leur origine "7.

3* D'autres éolismes n'ont pas leurs équivalents dans le dialecte homérique : tels sont, dans la déclinaison, l'accusatif aij/iv8, le datif uîet^ et le nom de nombre Tpir^xovxwv'o; dans la

I. Tr., V. aSi et 5io. Atôoî se trouve dans VIliade (IX, v. 619) et dans VOdys$ée (IV, V. 287, — XVII, V. 35o), où Ton rencontre aussi la forme ôa|Avâ (XI, v. aai), analogue à lïtXvâ.

a. Cf. Kûhnei^Blass, I, a, p. 19g et aoa sq.

3. Ou xev ; cf. le dorien xa et le béotien xav. Cf. Meister, p. 19 et a83.

à. Tr., V. a4o; cf. ScoL App, HaL, I, 764 (cité par Meister): noX>àx(* AioXtx6v. D'autres grammairiens citent ce terme sans en indiquer Torigine (cf. Hérodien, I, p. 5o6 Lenlz, 1. 16). Cette forme est fréquente dans l'épopée et la poésie lyrique, rare chez les tragiques. Kûhner (I, 1, p. agS) compare les formes doriennes en -xiv (tCTpdixiv, etc.)

6. Tr., V. ai7, i46, 3iâ, 5o3, 680, 89. La conservation de Vt dans la déclinaison de û6pic et le redoublement du 9 sont communs à presque tous les dialectes. La désinence -ff6a, primitivement spéciale au parfait, a été transportée au présent dans les dialectes éolien, dorien, ionien (cf. Meister, p. 186, — Rzach, p. 487, — Boisacq, les Dialectes Doriens, Paris-Liège, 1891, p. i8a, — G. Meyer, p. 539). Quant à la forme homérique êaaetxai, on peut en rapprocher le béotien éaaettiev (Lambert, p. a 18).

6. Ilâp, V. 87, aSg, a6a (en composition), iigS; — xiô, v. 336; — xAm-i v. 439; — av, V. 571 ; — âp, v. 784. Meister cite des exemples de av, xôt, wap en éolien d'Asie (p. 19 sq.) et en béotien (p. a83). La forme %6l\l est inconnue d'Homère; cf. au contraire Od„ XXII, V. 449 : xà8 li-.y — Hymn. Hom., IV, v. 7 : ...a|i fiaXaxiv. On trouve en delphique des syncopes encore plus fortes : xaSaXéoixo, xagatvfov (cf. Hartmann, de DiaUcio Delphica, Breslau, 1S74, p. a5).

7. Citons encore le mot (jietc, assez fréquent dans les inscriptions béotiennes de Thèbes, Orchomène, Tanagra, Chéronée (Meister, p. a a a) et employé par Pindare {Nim., V, v. 44)1 mais qui se trouve déjà dans VHiade (XIX, v. 1 17).

8. Tr.f V. 4a6 (&t|/tda dans Euripide, Hipp., v. ia33, etc.). Cf. les accusatifs xX&ïv, xv&|i,iv, v^pôtyiv, lïâVv, qui sont cités comme éoliens par des grammairiens ou se rencontrent dans des inscriptions éoliennes (Meister, p. i53).

9. Tr,f V. 61 ; cette forme était considérée comme éolienne par les anciens (cf. Dimitrijevic, op. cit., p. 169.)

10. Tr,f V. 696. Tzetzès proposait de lire Tpiâxovra, mais VEtymologieum Magnum (390, 47) dit que la déclinaison des noms de nombre est une particularité du dialecte éolien ; Rzach (p. 4a4) en cite deux exemples tirés d'Alcée : ei; xtov SuoxaiSéxwv et àitv ic^piiccdv (fr. 5a et 37 Crusius); des formes analogues (citées par Rzach dans sa

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mûr'. De loule façon, ces éolismes ne sauraient avoir, comme ceux qui sont empruntés aux poèmes homériques, une origine littéraire; dans un cas comme dans Tautre, ils ne peuvent être dus qu*à l'influence d'une langue parlée couramment. Le réalisme d'Hésiode était, par moments, plus fort que les traditions artistiques; chez ce peintre de la vie familière, la nature finissait par triompher de l'art; les faits que nous avons relevés en sont une preuve matérielle.

4" Les Travaux contiennent trois dorismes incontestables : un nom de nombre, TéTcp(a)3; des accusatifs abrégés de la première déclinaison, Tpsxaç et Setviç i^xaç^; une forme verbale, Siîov^. Le génitif [jLeXiâÉy peut appartenir aussi bien à un dialecte éolien que dorien^. Pour un autre terme, l'incertitude du texte ne permet pas de se prononcer : c'est l'adverbe t6Tc(£), qui serait un locatif dorien^; mais les manuscrits donnent la forme commune T^(e); l'autre leçon est seulement une conjecture, qui s'appuie sur une scolie^.

Comment et sous quelle action ces formes doriennes peuvent-elles s'être introduites dans le poème d'Hésiode? A coup sûr, elles ne sont pas d'origine béotienne^; car si le dialecte de

I. H ne serait pas impossible que certains datifs homériques en -y}; (v. i34, aai, 5io, etc.) fussent en réalité des formes béotiennes modifiées par des copistes; ai) vers 131, plusieurs manuscrits donnent la leçon «ntoXit];..* S^xv); (voir, sur ces datifs en -Tiç, Meister, p. a3g, et Kûhner-BIass, I, i, p. i3i). Mais cette hypothèse n'est guère probable, car ce serait la seule désinence empruntée à la morphologie spéciale de la Béolie.

3. Tr., V. 698; cette forme est pandorienne ; cf. Boisacq, p. 63, — Rzach, p. 4a3. 3. Tr., V. 564, 663, — 670. Cf. Théocrite, I, v. 83 (niaof;) et i36 (oxvac), — lH, v. a (aùrSc) el3(TaO» — IV, v. a (aùxac), 3 («àffaç), et 39 (NufiçSç), —V, v.4a, 64, 73, io3, 109, lai, i46, —VI, V. 3a, —VII, v. 87, —X, v. 35 et 38, —XX, v. 65. Boisacq (p. j3a> et Rzach (p. 4oi) en citent encore dos exemples chez Alcman, Épicharme, Stésicliore, Tyrtée et Empédocle.

4. Tr., V. 139. Cf. les formes doriennes eôov {Théog,, v. 3o), ivlôev, àii£<rcav, ^««rvov ; — ôiôov et gôi3ov se retrouvent dans l'hymne homérique à Dèmdter (v. 338 et 437). cr. Boisacq, p. i83, — Rzach, p. 439.

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