‹ Hésiode et son poème moralChapitre 151 sur 165 · I. Bergk, op. cit., p. 917 sq., gai sq.; — Rzach, p · texte numérisé non relu

I. Bergk, op. cit., p. 917 sq., gai sq.; — Rzach, p

3. « Locrensium linffuam primum locum teaere inter eas septentrionalts Gra?ci» dialectos qus, quamvis verc Dorica;, cognationem quaindam cum Boeotica produnt. » (Allen, de Dialecto Locrensium, p. 279.)

3. Kleeinaaa, Vocabula Homerica in Grrcoram diaUctis et incotidiano iermone servata (Golmar, 1876), p. 36.

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et de V Iliade, il fallait donc rétablir les formes éoliennes dans tous les vers où la mesure n'exigeait pas le maintien de l'ionisme; telle est rexpérience tentée par Fick, qui est parvenu à éliminer toutes les formes ioniennes, du moins dans les parties qui lui semblaient les plus anciennes et les plus authentiques'.

La même hypothèse s'imposait dès lors au sujet d'Hésiode : comment cet Ascréen, fils d'un Cyméen, aurait-il pu composer ses vers en ionien, du moment qu'il s'inspirait d'une poésie purement éolienneP Aussi Fick a-t-il renouvelé sa tentative sur les poèmes hésiodiques : d'après lui, le véritable dialecte des Travaux aurait été « l'ancien éolien de Cymé, tandis que la Théogonie, où l'élément dorien est plus important, même dans l'état actuel, aurait été composée en delphique )>>. Dans les Travaux, cette substitution a pu se faire complètement pour le mythe des âges, pour les passages qui traitent du procès d'Hésiode et de la justice, enfin pour une partie des préceptes agricoles et nautiques^.

Il suffit de songer au petit nombre de textes éoliens que nous avons conservés, pour sentir combien cet essai de restau* ration est audacieux; de plus le lyrisme lesbien et les inscriptions même les plus anciennes sont d'une époque beaucoup trop récente pour nous renseigner exactement sur l'état de la langue au x* ou même au viu* siècle. On a montré, pour les poèmes homériques, combien l'hypothèse de Fick était peu vraisemblable : parmi les formes éoliennes de V Iliade, par exemple, plus d'une aurait pu, sans que la mesure en souffrît, être transposée en ionien; pourquoi auraient -elles

I. A. Fick, die homerische Odyssée in der ursprûnglichen Spraehform wiederhergesteUt (Gôttingea, i883), — die homerisehe Hias nach ihren Entstehung hetrachtei and in der ursprângUehen Spraehform wiederhergesteUt (Gôttingen, 1886); cf. trois articles du môme auteur dans les Bezzenhergers Beitr&ge (VII, p. iBg sq., — IX, p. igS sq., — X\I, p. I sq.)

3. Fick, Hesiods Gedichte, p. 43; cf. p. 5, 8-1 a, et Bezz. Beitràge, XII, p. 1 sq. Cette opinioa a été adoptée par Hoffmann, qui déclare, au début de son étude sur le dialecte ionien {Die griechischen Dialekte, t. HI : der ionisehe Dialekt, Guttingen, 1898), qu'il ne tiendra aucun compte des indications fournies par les poèmes homériques et hésiodiques, originairement rédigés en éolien.

3. Tr., V. 109-aoi (72 vers), — 27-40 et 3o3-28i (72 vers), — 11 sq., 383-3g4t 4o5- ^^, 458-490, 6i8-64a, 663-694 (1^4 vers). Voir Fick, Hesiods Gedichte, p.5i sq., 56 sq., 60 sq.

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exceptionnellement subsisté? D*iin autre côté, les parties les plus récenteby celles qui n'auraient jamais été écrites qu'en ionien, contiennent dans les manuscrits à peu près autant d*éolismes que les chants les plus antiques : la présence de ces formes reste inexpliquée, car elles ne sauraient être considérées ici comme les vestiges d'une rédaction primitive'. En ce qui concerne les Travaux, la première objection n'est pas sans valeur : on ne voit pas ce qui aurait empêché les traducteurs de changer xp5::e^pa5;ji£ira, aryr,ji(!), TptT,x5VTwv en izpTxtçpjuTxitXj acvÉo», xpir^x^vra». De plus, la théorie de Fick ne rend pas compte des dorismes qui se rencontrent chez Hésiode : l'un d'eux, zi^opx, se trouve dans un passage contesté par ce critique^; mais il est obligé de conserver les formes Stîsv, -zpz-zjç et îeiviç, qui ne paraissent pas éoliennes^. Enfin la tentative de Fick porte en elle-même sa propre condamnation : sur 828 vers transmis par les manuscrits, il n'en admet comme authentiques que 388; c'est à peine le tiers de l'ouvrage qu'il est parvenu à traduire! Rien n'est d'ailleurs plus arbitraire que ce choix, ou plutôt cette mutilation : le mythe des âges est accepté, et celui de Pandore rejeté, sans autre raison invoquée que sa reproduction dans la Théogonie^. Dans les 335 vers où est exposée la répartition du travail pendant toute l'année, Fick met à part et classe parmi les poésies a posthésiodiques i> le «petit calendrier agricole», c'est-àdire rénumération des six saisons, de leurs signes naturels et de la besogne qui convient à chacune; or ce sont précisément les passages qui démontrent le mieux la nécessité de l'ordre en agriculture^. L'impossibilité de rétablir la version éolienne est un argument bien faible pour contester Tauthenticilé des vers poul-ôlre les plus hésiodiques parleur style et leur portée morale.

t. Cf. M. CroiHot, op. cit., I, p. 262.

2. Ccllo dornitTO forme (avec â allongé devant la césure) est adoptée par Flacb. Lo mot aUitù formerait n^Kullèrcment un dactyle devant ou yip xxX.

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