‹ Hésiode et son poème moralChapitre 155 sur 165 · V. 4o8 sq · texte numérisé non relu

V. 4o8 sq

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Cf. V. 53o sq., etc. C'est le désir de produire cet effet qui excuse, au ^ers 4o8. la césure au cinquième pied, renforcée par une ponctuation; cette irrégularité ne se rencontre aussi flagrante que deux autres fois, au vers 427» et au vers 89, où elle est atténuée par une élision : otk 6i\ xoixbv sIxN ivovive.

L*EX PRESSION DES ID^ES MOkÀLÈS t tk tAICGtfe ET tA VERSIFICATION 1 9&

OU d'un refus*. Les hexamètres d'Hésiode méritent alors de tous points le jugement élogieux que M. M. Croiset a porté sur ceux d'Homère : « Grâce à une longue pratique, la raideur primitive avait complètement disparu. La variété des formes (dialectales) permettait au poète d'éluder avec une extrême facilité les gênes apparentes de la quantité... La variété des césures offrait au génie poétique de grandes ressources et se prêtait à une foule d'effets. La pensée pouvait sans inconvénient dépasser les limites du vers; elle remplissait au besoin plusieurs hexamètres ou s'arrêtait au milieu de l'un d'eux; ...c'était le privilège de ce rythme si net, si aisé à saisir, qu'en le brisant ainsi on ne le détruisait pas 3.»

La métrique des Travaux serait en opposition avec les tendances ordinaires de l'art hésiodique^ si la forme poétique n'offrait pas d'autre avantage que celui de rendre la description plus pittoresque ou d'augmenter la puissance dramatique d'une exhortation. C'est vers une fin pratique que tendent bien souvent les artifices les plus simples du versificateur, comme la variété donnée au vers par la liberté des coupes ; en rompant la structure régulière de l'hexamètre, le poète en atténuait la solennité, et lui donnait un tour plus familier, ce qui tempérait également la sécheresse des passages trop techniques; il empêchait ainsi l'attention du public d'être lassée par l'uniformité d'une série de préceptes 3. Mais les rejets

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