I. Tr., V. 3oa
At|Jio; Y^tp TOt 7cà{&tcav àepyû au|&90po; àv6pt.
Ce vers résume l'exhortatioa au travail des vers 398- 3oi. Cf. v. 379 (généralisant les exemples des vers 370-871), 376 (concluant la boutade contre les femmes, V. 373-374), etc.
a. Une de ces séries atteint cinq vers (v. 35a-356); la plupart sont de trots (v. 34C- 348, 363-365, 370-373, 378-380). Les autres sentences monoslichiques, sans être réparties en séries aussi uniformes, se trouvent généralement assez rapprochées les unes des autres: cf. notamment v. 3o8, 3ii, 817, 819, 3ao, 34a, 376, — 4iif 4i3, 4a3, — 5oo, 5o3, — 686, 689, 694, 706, 731.
3. Tr,, V. 346 sq. L'impression de pesante monotonie que laissent ces vers est constante dans les séries de ce genre.
l'expression des IDEES MORALES : LA LANGUE ET LA VERSIFICATION ao3
Par moments le vers semble trop long, et tout en même temps la phrase est trop courte : en voyant la pensée enserrée dans rétroitesse de ces limites, on ne s'étonne plus qu'elle ait parfois tant de peine à se développer et à s'épanouir. Sans doute, nous avons attribué à des causes plus profondes l'état rudimentaire de la dialectique chez Hésiode ' ; l'infériorité métrique qui lui est connexe peut en être la conséquence aussi biçn que la raison. Mais, en tout cas, la poésie hexamétrique ne se prêtait que d'une manière imparfaite à l'expression des idées morales : entre les amples périodes épiques, qui ne permettaient guère de mettre en relief le point essentiel d'un raisonnement, et les formules monostichiques, dont la raideur nuisait à l'essor de la pensée, il fallait découvrir une forme nouvelle, où la variété pût se combiner avec la force, et la précision avec la facilité.
Hésiode parait avoir senti l'insufiBsance d'un rythme qu'il avait plutôt accepté que choisi. Sans essayer d'en modifier la mesure pour y opérer une transformation radicale, sans dépasser non plus les proportions de l'aphorisme ou de la formule impérative, il a du moins fait un effort manifeste pour affranchir la sentence d'une forme trop monotone dans sa rigueur. Les longs développements du début ne contiennent à peu près aucun de ces vers-sentences ailleurs si nombreux > ; quand une réflexion est suggérée au poète par les faits qu'il rapporte, il l'énonce ordinairement en une phrase de deux vers, qui se détache tout aussi nettement sur l'ensemble du récit ou de la description; c'est ainsi qu'il juge la conduite des mauvais rois, après avoir longuement exposé leurs méfaits :
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Oîç 8' CSpt; T£ {i.£pi.rjXe xaxt; xal T/iiiMx Spva, ToT^ Si 8(xY)v Kpoviîr^ç TîxuatpSTat eipjOTra Zs'j;^.