‹ Hésiode et son poème moralChapitre 162 sur 165 · I. Cf. p. laQ sq · texte numérisé non relu

I. Cf. p. laQ sq

a. Dans les trois cents premiers vers, les seuls exemples en sont les vers loi et io5.

3. Tr., Y. ho sq., a38 sq. Cf. v. a5 sq., aïo sq. (suspects), a4o sq., a65 sq., et un autre distique placé d'une manière identique, v. 5oo sq.

aO& HÉSIODE

Quelquefois les sentences de ce genre alternent avec des hexamètres isolés; c'est alors un repos pour le lecteur. Il n'y a pas de réelle interruption, car le mode de développement reste le même, mais cette disposition nouvelle permet à l'esprit de s'arrêter un peu plus longuement sur chaque idée, la tension se relâche et la sécheresse diminue '. Si nous étions certains de posséder le texte d'Hésiode dans sa disposition primitive, on pourrait affirmer que cette forme obtint de plus en plus sa préférence : vers la fin du poème, les séries monostichiques disparaissent, et font place à de petits couplets de deux vers, qui se succèdent en aussi grand nombre, et non moins régulièrement >. Le poète n'y exprime, comme dans les sentences restreintes aux dimensions d'un hexamètre, que des vérités générales ou des prescriptions minutieuses; mais l'idée s'y prête à une analyse plus détaillée, et peut s'y développer plus librement, parce que le cadre en est plus ample et moins rigide 3.

C'est pourtant ce dernier passage qui révèle l'impuissance de cette tentative à corriger entièrement le défaut auquel elle

I, Tr., V. 36i sq. :

El d£ xev xa\ 9)&ixpbv iià otiixpû xaraOeTo

xa\ Oqc|i3c toOt' ^pSoiç, Taxa ^^^ P^^Y' ^^^ '^ y^^^^'^^*

L'idée est analo^e à celle du vers 363, qui la reprend en une formule plus courte. Cf. V. 366 sq., 368 sq., 373 sq., 376 sq., 38i sq., alternant avec les séries monostichiques signalées plus haut, v. 363-365, 370-372, S^b, 378-380.

a. Tr,, V. 715-720 (trois distiques), 733-735 (deux distiques), 733-736 (deux distiques), et surtout 740-749 (cinq distiques); la seule sentence monostichique est le vers 731. Toute cette partie des Travaux est très contestée ; même en lui reconnaissant, dans l'ensemble, un caractère nettement hésiodique, il est souvent difficile de résoudre les difficultés particulières que soulève tel ou tel vers (cf. notamment v. 781 sq.). L'absence déjà constatée du nom de Perses fait croire que ce chapitre est une des créations les plus récentes d'Hésiode, sensiblement postérieure à son procès.

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