Cf. Pausanias, IX, 39, i-a
5. Cf. G. Mûllcr, Orchomenos unddie Minyer, 2' éd., p. 37 ^ et 383.
6. Pausanias, loe, cit. Plutarque (cité par Proclos, in Op., v. 63 1) prétend que se»
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ne s'est montrée plus ingrate : presque isolés du monde dans une vallée sans débouché, les Ascréens ne pouvaient pratiquer ni le commerce ni Findustrie; les seuls étrangers qu'ils recevaient étaient les dévots ou les touristes qui allaient visiter le temple des Muses'. L'acropole, adossée à la montagne, offrait sans doute un refuge assuré contre les incursions des peuplades voisines et les spoliations à main armée 3; triste avantage, trop largement compensé par la stérilité du sol : c'est un contraste saisissant que de voir, au sortir de la plantureuse campagne thébaine, les premiers contreforts de THélicon dresser brusquement leurs flancs escarpés et rocheux; de maigres champs s'étagent en terrasses et grimpent le long des pentes, tant qu'il reste sur la pierre la moindre couche de terre labourable; puis les cultures cessent, et sur l'uniformité des roches grises tranche seulement la tache sombre des sapins et des genévriers. Bien que le spectacle ne manque pas de pittoresque, que quelques vallons se revêtent parfois d'une végétation plus abondante 3, le pays ne se prêtait guère à l'agriculture. Le blé y poussait cependant; on y cultivait un peu la vigne, et les bettes d'Ascra étaient renommées^. En tout cas, les travaux des champs y étaient fort pénibles en toute saison : en hiver, des pluies glacées, alternant avec les
habitants ont été tués par ceux de Thespies, et que les survivants du massacre se sont réfugiés à Orchomène; à son époque, Ascra était complètement inhabitée. Quant à la tour dont parle Pausanias, c*est vraisemblablement celle de Pyrgakl, qui se dresse encore sur une hauteur voisine de remplacement probable de l'ancienne acropole d'Ascra.